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« L'HOMME CHRIST JÉSUS » VU PAR DES INCROYANTS

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            Les disciples dévoués du Seigneur Jésus Christ ne furent pas les seuls à reconnaître sa sagesse et sa grâce, et à remarquer qu'il était « rempli de toute la plénitude de Dieu », mais même ses adversaires le reconnurent comme de beaucoup supérieur au commun de notre race. Nous lisons en effet : « Et tous lui rendaient témoignage et s'étonnaient des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche » (Luc 4 : 22). D'autres disaient : « Jamais homme n'a parlé comme cet homme » (Jean 7 : 46). Pilate, répugnant de détruire la vie du plus noble Juif qu'il eût jamais vu, tenta, comme un dernier recours, d'apaiser la malveillance de la multitude ; car il se rendait compte qu'elle était excitée par les scribes et les pharisiens, envieux et jaloux de la popularité de notre Seigneur. Finalement, Pilate fit amener Jésus devant ses accusateurs, évidemment avec l'idée qu'un regard sur les nobles traits de Jésus détournerait leur haine et leur méchanceté. Pilate présenta Jésus et s'exclama : « Voici l'Homme ! », en mettant sur les mots, une insistance qui ne ressort pas de nos traductions, à moins que l'on puisse appuyer sur l’. C'est comme s'il avait dit : « L'homme que vous me demandez de crucifier n'est pas seulement le Juif supérieur à tous les autres Juifs, mais il est l'Homme supérieur à tous les autres hommes ». C'est au sujet de la condition d'homme de Jésus que Jean déclare : « Le Logos fut fait chair et... nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils unique de la part du Père, pleine de grâce et de vérité ». — Jean 1 : 14 ; 19 : 5.

            A cet égard, rappelons ici l'éloge souvent cité et bien connu sur « Le Fils de l’Homme » et ses enseignements, Par (Jean-Jacques) Rousseau, le célèbre écrivain français, dans son ouvrage « Émile » (*) [Extrait des œuvres complètes, tome 2, page 597 (Furne et Cie — Paris, éd. 1852) ] ... « Voyez les livres des philosophes avec toute leur pompe ; qu'ils sont petits près de celui-là ! (I'Évangile — Trad.) Se peut-il qu'un livre à la fois si sublime et si simple soit l'ouvrage des hommes ? Se peut-il que celui dont il fait l'histoire ne soit qu'un homme lui-même ? Est-ce là le ton d'un enthousiaste ou d'un ambitieux sectaire ? Quelle douceur, quelle pureté dans ses mœurs ! Quelle grâce touchante dans ses instructions ? Quelle élévation dans ses maximes ! Quelle profonde sagesse dans ses discours ! Quelle présence d'esprit, quelle finesse et quelle justesse dans ses réponses ! quel empire sur ses passions ! où est l'homme, où est le sage qui sait agir, souffrir et mourir sans faiblesse et sans ostentation ? Disons-nous que l'histoire de l'Évangile est inventée à plaisir ? Mon ami, ce n'est pas ainsi qu'on invente, et les faits de Socrate, dont personne ne doute, sont moins attestés que ceux de Jésus-Christ. Jamais des auteurs Juifs n'eussent trouvé ni ce ton, ni cette morale ; et l'Évangile a des caractères de vérité si grands, si frappants, si parfaitement inimitables, que l'inventeur en serait plus étonnant que le héros ».

            L'éloge qui suit sur « le Fils de l'Homme » est attribué

au célèbre Napoléon Bonaparte

            « Du commencement jusqu'à la fin, Jésus est le même, toujours le même : majestueux et simple, infiniment sévère et infiniment bienveillant. Dans toute sa vie entièrement connue du public, il ne fut jamais pris en faute. La prudence de sa conduite excite notre admiration, par son mélange de force et de douceur. Dans ses discours comme dans ses actes, il est éclairé, logique et calme. Le sublime est, dit-on, un des attributs de la divinité : quel nom donnerons-nous donc à celui dont le caractère réunissait tous les éléments du sublime ?

            « Je connais les hommes, et je puis vous dire que Jésus n'était pas un homme. Chez lui tout me confond. Il est impossible de le comparer avec tout autre être humain. Il est véritablement un être unique. Ses idées, ses sentiments, la vérité qu'il proclame, la manière dont il parle tout cela dépasse ce qui est humain et l'ordre naturel des choses. Sa naissance, l'histoire de sa vie, la profondeur de sa doctrine qui surmonte toutes les difficultés et donne leur solution complète, son Évangile, la singularité de cet être mystérieux, et son aspect extérieur, son empire, les progrès qu'il a accomplis au cours des siècles et des royaumes, tout cela est pour moi un prodige, un mystère insondable. Je ne vois rien en lui d'un homme. Je puis m'approcher aussi près que possible, et le scruter aussi profondément que je puis, tout demeure au-dessus de toute comparaison, tout reste grand d'une grandeur qui m’écrase. J'ai beau réfléchir, tout demeure inconcevable ! Je vous mets au défi de citer une autre vie analogue à celle de Christ ».

            En vérité, la réalité dépasse la fiction, et l'homme parfait Christ Jésus, oint de l'esprit du Très-Haut, fut si différent de la race imparfaite dont il s'occupa en vue de sa rédemption, que le monde est certainement excusable lorsqu'il se demande si Jésus n'était pas plus qu'un homme. Assurément, il fut plus, beaucoup plus qu'un simple homme — beaucoup plus qu'un homme pécheur : il fut séparé des pécheurs, et, comme homme parfait, il était l'image et la ressemblance mêmes du Dieu invisible.

Extrait du cinquième volume des « Études dans les Écritures » de C. T. Russell

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