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LES FIGURES DU TABERNACLE :

TYPES DES « SACRIFICES PLUS EXCELLENTS »

Chapitre 1 à 4

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CHAPITRE V

UN AUTRE TYPE

DES SACRIFICES DE RÉCONCILIATION

Lévitique 9

Sacrifices de Réconciliation répétés avec des détails différents. MOÏSE et AARON entrés dans le Tabernacle, en ressortent pour bénir le peuple. « IL apparaîtra à ceux qui l’attendent ». Après la mort, le jugement. Manifestation de l’acceptation divine du sacrifice de Réconciliation.

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Nous avons dans ce chapitre une description plus condensée des sacrifices de réconciliation et de l’œuvre qui en découle, que dans celui que nous venons d'examiner (Lév. 16). De plus, certains aspects, à la lumière de ce qui précède nous intéresseront et nous seront vraiment profitables. C'est une autre description des sacrifices de réconciliation.

« Et Moïse dit : C'est ici ce que l'Éternel a commandé, faites-le, et la gloire de l'Éternel vous apparaîtra » (v. 6). « Et Moïse dit à Aaron : Approche-toi de l'autel et offre ton offrande pour le péché, et ton holocauste, et fais une réconciliation pour toi [c'est-à-dire, qu'il le faut pour ceux qui seront appelés à être membres de « son Corps »] et pour le peuple [le monde] » (Verset 7).

Ce type illustrait le fait que notre Seigneur Jésus (le taureau sacrifié pour les péchés) suffisait à racheter son « Corps », le « petit troupeau », aussi bien que l'humanité tout entière. L'Église aurait pu être dispensée entièrement d'une part dans l'offrande pour le péché : les épreuves spéciales de notre « chemin étroit » auraient pu nous être épargnées ; nous aurions pu éviter les souffrances du sacrifice, et aurions pu être restaurés comme l'humanité le sera : à la perfection de la nature humaine. Mais il a plu à Jéhovah, non seulement de choisir Jésus pour ce grand œuvre de sacrifice, mais aussi d'en faire le Capitaine ou Tête de « l'Église qui est son Corps », et que ceux-là, aussi bien que leur Chef, dussent être faits parfaits comme êtres SPIRITUELS en souffrant dans la chair, comme offrandes pour le péché — Héb. 2 : 10 ; Col. 1 : 24-26.

L'apôtre Paul, parlant de notre relation intime avec notre Tête dit : « Béni soit le Dieu et le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, qui nous a bénis de toutes bénédictions spirituelles, dans les lieux célestes [le « Saint » et le « Très Saint »] en Christ, selon qu'il NOUS A ÉLUS en lui avant la fondation du monde, à la louange de la gloire de sa grâce, par laquelle il nous a [justifiés ou] rendus agréables dans le Bien-Aimé » (Eph. 1 : 4, 6). « Dieu vous a appelés par notre évangile, pour l'obtention de LA GLOIRE de notre Seigneur Jésus-Christ » (2 Thes. 2 : 14). De sorte que « si nous souffrons avec lui, nous régnerons aussi avec lui » — 2 Tim. 2 : 12.

Le Souverain Sacrificateur, ayant offert son propre sacrifice, devait « offrir l'offrande du peuple [le bouc] et faire une réconciliation pour eux [tout Israël] comme Jéhovah l'avait commandé ». Cet arrangement pour la part que nous avons dans le sacrifice de réconciliation était une partie du commandement ou du plan originel de notre Père, ainsi que Paul l'atteste — Col. 1 : 24, 26.

« Et Aaron s'approcha de l'autel et égorgea le veau [héb. jeune taureau] de l'offrande pour le péché qui était pour [à sa place ou comme substitut de] lui [-même] ; et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang, et il trempa son doigt dans le sang et le mit sur les cornes de l'autel ; et il fit fumer sur l'autel la graisse... [etc.]. Et la chair et la peau, il les brûla au feu hors du camp. Et il égorgea l'holocauste [un bélier] et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang et il, en fit aspersion sur l'autel tout autour. Et ils lui présentèrent l'holocauste en morceaux et la tête, et il les fit fumer sur l'autel, et il lava l'intérieur et les jambes ; et il les brûla avec l'holocauste sur l'autel. » (C'est le même récit qui est fait dans le chapitre 16, et il a la même signification).

Ainsi l'holocauste de Jésus a brûlé pendant tout le cours de l'Age de l'Évangile, en donnant la preuve à tous ceux qui se trouvaient dans la condition, du « Parvis » (les justifiés) que Dieu l'acceptait, ainsi que celui de tous les membres de « son Corps » — ajouté à la Tête sur l'autel.

« Et il présenta l'offrande du peuple, et il prit le bouc de l'offrande pour le péché, qui était pour le peuple [non pour les sacrificateurs et les Lévites, comme le premier], et l'égorgea et l'offrit pour le péché comme le premier », c'est-à-dire qu'il le traita exactement comme il avait traité le taureau. Ce bouc est le même que le « bouc pour l'Éternel » dans l'autre figure, le « bouc pour Azazel » et ses différents traits étant passés sous silence à ce point de vue plus général. C'est une nouvelle confirmation de l’enseignement que ceux qui suivent les traces de Jésus sont participants dans l'offrande pour le péché.

« Et il présenta l'holocauste et le fit selon l'ordonnance. Et il présenta l'offrande d'aliment et il en remplit la paume de sa main et la fit fumer sur l'autel, en sus de l'holocauste du matin. Et il égorgea le taureau et le bélier pour un sacrifice d'offrande de paix qui était pour le peuple ».

Comme nous l'avons déjà décrit, l'offrande de paix représentait, un vœu ou une alliance. Lorsqu'elle était offerte avec l'offrande pour le péché du Souverain Sacrificateur, elle signifiait les vœux, les obligations et les alliances pris par le sacrificateur et basés sur l'offrande pour le péché. Dans le type, la paix était établie comme suit entre Jéhovah et Israël : L'offrande pour le péché ayant été faite, ainsi que l'holocauste qui montrait son acceptation par Dieu, il y avait paix entre Jéhovah et Israël, parce que son ancien péché adamique était ôté typiquement, ce qui l'obligeait ensuite à vivre dans l'obéissance à une alliance basée sur son pardon — c'est-à-dire, il devait garder la Loi. — Celui qui aura fait ces choses vivra par elles (comme une récompense pour les avoir gardées). Mais de même que nos sacrifices pour le péché sont meilleurs que ceux du type, il en est ainsi de l'offrande de paix ou alliance établie par ces sacrifices ; c'est une meilleure alliance. Ainsi dans ce sacrifice de paix, ou offrande d'alliance, le sacrificateur est vu pour servir d'exemple ou d'ombre des choses spirituelles — le médiateur d'une meilleure alliance (Héb. 8 : 6-13), sous laquelle le peuple sera béni par le RÉTABLISSEMENT (ou restitution), et sera ainsi capable d'obéir à la loi parfaite et de vivre à toujours.

« Et Aaron éleva ses mains vers le peuple et le bénit ; et il descendit après avoir offert l'offrande pour le péché, et les offrandes de paix ». Ce type montre que si la bénédiction ne vient pas complètement sur le peuple avant que tous les sacrifices soient achevés, une mesure de bénédiction est cependant dispensée maintenant par les membres du Sacrificateur, pendant l'Age du sacrifice, avant que nous ne soyons tous entrés dans le « Très Saint » ou condition spirituelle. Nous voyons combien cela est vrai : partout où se trouvent des membres de la Sacrificature Royale, découle sur ceux qui les entourent, une bénédiction plus ou moins marquée.

« ET MOÏSE ET AARON ENTRÈRENT DANS LE TABERNACLE D'ASSIGNATION

PUIS ILS SORTIRENT ET BÉNIRENT LE PEUPLE »

Lorsque ce jour (Age) de sacrifice sera terminé, le Sacrificateur complet (Tête et Corps) apparaîtra devant Dieu, et donnera la preuve qu'il a satisfait à toutes les demandes de la justice contre le peuple (le monde). Il est bon de remarquer que, si le type de Lévitique 16 divisait l'œuvre de propitiation, et montrait avec toutes les particularités comment le sacrifice du Seigneur rend le nôtre digne d'être accepté, etc.., ce type montrait aussi l'œuvre entière de l'Age de l'Évangile comme étant des offrandes successives, néanmoins réunies réellement en une seule — toutes les souffrances du Christ entier, suivies aussitôt par les bénédictions du Rétablissement. L'entrée de Moïse et d'Aaron dans le Tabernacle semble dire : la loi est pleinement satisfaite et sa justice affirmée dans le sacrifice de Christ. La Loi (représentée dans le type par Moïse) témoignera en faveur de ceux qui étaient sous la Loi — Israël selon la chair — que tous ceux qui étaient condamnés par elle furent aussi justifiés pour vivre par les sacrifices du Sacrificateur qui « s'offrit lui-même » une fois pour toutes.

Lorsque le sacrifice fût présenté, il était « saint et agréable à Dieu » dans son entier ; nous le voyons par le fait que Moïse et Aaron ne moururent pas au seuil du « Très Saint ». Et « Moïse et Aaron sortirent et, ensemble, bénirent le peuple ». Il en sera ainsi dans l'Age qui vient ; le Christ bénira toutes les familles de la terre (Gal. 3 : 8, 16, 29 ; Gen. 12 : 3), non pas cependant en mettant de côté ou en ignorant la Loi de Dieu ou en  excusant le péché, mais en ramenant graduellement l'homme à la perfection humaine, condition le rendant capable de garder la Loi parfaite de Dieu et d'être béni par elle. Béni par le sacrificateur, rendu parfait et capable de garder la Loi, celle-ci — obéir et vivre — « Celui qui pratique la justice, est juste » (1 Jean 3 : 7), sera une grande bénédiction ; car alors, quiconque le voudra, pourra obéir et vivre éternellement dans la félicité et la communion avec Jéhovah.

« ET LA GLOIRE DE L'ÉTERNEL APPARUT A TOUT LE PEUPLE »

Au fur et à mesure que la bénédiction progressera (que la race sera restaurée et s'élèvera mentalement et physiquement), les résultats se manifesteront. Le peuple — le monde en général — reconnaîtra de plus en plus, chaque jour, le grand amour de Dieu. C'est ainsi que « la gloire de l'Éternel sera révélée et que toute chair ensemble la verra » (Esaïe 40 : 5). Les humains arriveront graduellement à voir la longueur, la largeur, la hauteur et la profondeur de l'amour de Dieu lequel surpasse toute connaissance.

Il est bon de remarquer que la bénédiction mentionnée ici n'est pas pour les sacrificateurs. Non ! Eux sont représentés en celui qui bénit — en Aaron. La bénédiction venait sur tout le peuple d'Israël, qui, dans le type, représentait le monde. C'est à cette bénédiction du monde par la « semence » — le Christ au complet, après que le Corps a achevé de souffrir les afflictions (Col. 1 : 24), que Paul fait allusion lorsqu'il dit : « La création tout entière [l'humanité] gémit et est en travail... attendant la manifestation des fils de Dieu ». Avant qu'ils puissent faire l'expérience de la délivrance de la servitude de la corruption (le péché et la mort) et du rétablissement à l'état de fils de Dieu (libres de la condamnation, du péché, de la mort, etc.) comme en jouissait Adam, premier fils humain de Dieu (Luc 3 : 38), il faut que les sacrifices du Jour de Réconciliation soient terminés, et que les sacrificateurs qui sacrifient soient revêtus des vêtements glorieux, l'autorité et le pouvoir royaux, divins, pour qu'ils soient rendus libres — Rom. 8 : 19-22.

Il n'y a aucun doute que c'est de cette même bénédiction de tout le peuple — c'est-à-dire, la délivrance de la mort et de son aiguillon, le péché — que parle Paul lors qu'il dit : « IL APPARAÎTRA UNE SECONDE FOIS SANS PÉCHÉ [c'est-à-dire qu'il ne viendra plus comme une offrande pour le péché et sans avoir été contaminé par ces péchés qu'il a portés pour les pécheurs] A salut POUR CEUX QUI l’ATTENDENT » (Héb. 9 : 28). Le monde a vu le Sacrificateur, — Tête et Corps — souffrir comme offrande pour le péché durant cet Age ; Jésus fut manifesté aux Juifs dans la chair (comme une offrande pour le péché), et tous ceux qui Le suivent fidèlement peuvent dire comme Paul : « Christ est manifesté dans notre chair mortelle » (2 Cor. 4 : 11). De même que le Christ dans son entier a été manifesté de cette manière et a souffert dans la chair, ainsi seront-ils aussi « glorifiés ensemble » devant le monde ; « parce que la gloire [la bénédiction et le salut] de l'Éternel sera révélée et que toute chair ensemble la verra ». Lorsqu'Il apparaîtra, nous aussi apparaîtrons avec lui en gloire — Col. 3 : 4.

Mais ce Grand Souverain Sacrificateur du monde ne sera reconnu que par « ceux qui l'attendent ». S'Il devait apparaître comme un être charnel dans les nuées ou ailleurs, ce serait une apparition pour tous, qu'ils L'attendent ou non ; mais nous avons déjà vu que les Écritures enseignent que la Tête a été faite parfaite comme être spirituel, et que Son « Petit Troupeau » sera fait « semblable à lui », des êtres spirituels, de la nature divine, qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir (1 Tim. 6 : 16).  Nous avons vu que le monde verra l'Église glorifiée par la perception mentale, dans le même sens qu'on peut dire à propos qu'un aveugle voit. Dans le même sens, nous voyons maintenant le prix, la « couronne de vie », « nos regards n'étant pas fixés sur les choses qui se voient, mais sur celles qui ne se voient pas [par les yeux de la chair], car les choses qui se voient sont pour un temps, mais celles qui ne se voient pas sont éternelles » (2 Cor. 4 : 18). C'est de cette manière que l'Église entière de cet Age « regarde à Jésus » ; ainsi « nous voyons Jésus » (Héb. 2 : 9 ; 12 : 2). C'est ainsi qu'avec les yeux de leur entendement, les « veilleurs » discernent la seconde présence du Seigneur en son propre temps, par la lumière de la Parole divine. C'est de la même manière que tout œil le verra, mais par la lumière des « flammes de feu » de ses jugements — 2 Thess. 1 : 8.

Telle est la seule manière dans laquelle les êtres humains peuvent voir ou reconnaître des choses sur le plan spirituel. Jésus exprimait la même idée à ses disciples, en disant que ceux qui appréciaient Son esprit ou Sa pensée, et ainsi Le connaissaient, connaîtraient aussi le Père de la même manière : « Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père » ; « et dès maintenant vous le connaissez et vous l'avez vu » (Jean 8 : 19 ; 14 : 7). C'est là le seul sens dans lequel le monde verra jamais Dieu, car  « personne ne vit jamais Dieu » (« Qu'aucun homme n'a vu ni ne peut voir ») « le Fils unique... lui, l'a [révélé, montré] fait connaître » (1 Tim. 6 : 16 ; Jean 1 : 18). Jésus révéla ou fit voir le Père à ses disciples en leur faisant connaître Son caractère — en le révélant par Sa parole ou par Ses actes comme Dieu d'amour.

C'est de la même manière que Luther et plusieurs autres virent le système papal comme étant l’Antéchrist ; ou comme Paul l'avait prédit que ce faux système, l'homme de péché, fut alors révélé, bien qu'encore aujourd'hui beaucoup ne le voient pas ainsi.

C'est de cette manière que notre Seigneur Jésus, la Tête, (présent maintenant pour rassembler les joyaux) est révélé dans ce temps aux membres vivants de Son « Petit troupeau », quoique d'autres ne sachent rien de Sa présence — Luc. 17 : 26-30 ; Mal. 3 : 17.

Il en sera de même dans le jour millénaire lorsque le Christ complet — le Sacrificateur — sera révélé. Il ne le sera qu'à ceux qui le chercheront et ceux-là seulement Le verront. Ils Le verront non pas par les yeux naturels, mais comme nous-mêmes, nous voyons maintenant les choses spirituelles — notre Seigneur Jésus, le Père, le prix, etc., — par les yeux de la foi. Les hommes ne verront pas le Christ par la vue physique à cause de la différence des plans d'existence — l'un spirituel, l'autre charnel ; pour la même raison, ils ne verront jamais Jéhovah. Mais nous [le « Petit Troupeau », lorsque nous aurons été glorifiés] nous Le verrons comme Il est, parce que nous serons semblables à Lui  1 Jean 3 : 2.

Cependant, bien qu'il n'y ait que « ceux qui l'attendent » qui seront capables de reconnaître le Christ comme le Libérateur qui veut les sauver de la domination de la mort, tout le monde jouira de cette faveur, car Il sera révélé de telle manière que tous pourront le voir : « Tout œil le verra » ; et tous ceux qui sont dans leurs sépultures, même ceux qui L'ont percé, étant réveillés, se rendront compte alors qu'ils ont crucifié le Seigneur de gloire. « Il sera révélé [dans les nues ? Non !] en flammes de feu [jugements], exerçant sa vengeance sur ceux qui ne connaissent pas [ne reconnaissent pas] Dieu, et [aussi sur ceux] qui n'obéissent pas à l'Évangile de Christ. » Il faudra peu de temps à l'humanité pour Le reconnaître sous de tels aspects. Maintenant les bons souffrent, mais alors vous discernerez « entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas » ; parce qu'en ce Jour, la distinction sera manifeste (Mal. 3 : 15-18). Alors tous, voyant clairement, pourront avoir la vie éternelle en acceptant Christ et Son offre de vie sous la Nouvelle Alliance ; car « nous espérons au Dieu vivant, qui est le Sauveur de tous les hommes, spécialement de ceux qui croient » — 1 Tim. 4 : 10.

« ET APRÈS LA MORT, LE JUGEMENT »

Un texte, qui est directement en rapport avec notre sujet comme cela ressort du contexte, et a été cependant mal appliqué et mal compris, plus peut-être qu'aucun autre de la Bible, c'est le suivant : « Et, comme il est réservé aux hommes [à Aaron et ses successeurs qui n'étaient simplement que des types du Souverain Sacrificateur de la Nouvelle Création] de mourir une fois [comme cela est représenté typiquement par l'animal mis à mort] et après cela [comme résultat de ce sacrifice] le jugement [de Dieu approuvant ou désapprouvant le Sacrifice] ainsi le Christ, ayant été offert une fois [ce sacrifice ne sera jamais répété] pour porter les péchés de plusieurs [de « chaque homme »] apparaîtra une seconde fois, sans péché [ni souillé par les péchés des autres qu'il a portés, ni pour répéter l'offrande pour le péché, mais] à salut pour ceux qui l'attendent » — pour donner la vie éternelle à tous ceux qui la désireront sous les conditions de foi et d'obéissance à Dieu — Héb. 9 : 27, 28 (D).

Chaque fois qu'un sacrificateur entrait dans le « Très Saint » le Jour de Réconciliation, il risquait sa vie ; parce que, si son sacrifice avait été imparfait, il serait mort en traversant le « Second Voile ». Il n'aurait pas été accepté lui-même dans le « Très Saint », et son sacrifice imparfait n'eût pas été acceptable pour faire réconciliation pour les péchés du peuple. De sorte que tout manquement signifiait la mort pour lui, et la condamnation de tous ceux pour les péchés desquels il essayait de faire propitiation. C'était là le « jugement » mentionné dans ce texte, par lequel, dans le type, les sacrificateurs passaient chaque année, et duquel dépendaient leurs vies et la réconciliation typique annuelle pour les péchés du peuple.

Notre grand Souverain Sacrificateur, Christ Jésus, traversa le « Second Voile »-antitype lorsqu'il mourut au Calvaire ; et si, en quelque manière, son sacrifice eût été imparfait, il n'aurait jamais été ressuscité des morts — le « jugement » de justice aurait été contre Lui. Mais sa résurrection le troisième jour, prouva qu'il avait parfaitement accompli son œuvre et qu'Il avait pu soutenir l'épreuve du « jugement divin » — Voyez Actes 17 : 31.

La bénédiction du jour de Pentecôte fut une preuve de plus que notre Seigneur subit ce « jugement » avec succès et que Son sacrifice avait été accepté ; c'était là aussi un avant-goût de la plus grande bénédiction future et de son expansion sur toute chair (Joël 2 : 28), une garantie ou assurance que plus tard Il (et nous avec Lui) sortira pour bénir le peuple — le monde, pour les péchés duquel il a fait une propitiation entière qui a été acceptée.

Toute interprétation de ce texte qu'on applique à la mort commune des humains en général, est entièrement en contradiction et en opposition avec le contexte.

Beaucoup ont espéré d'une manière indéterminée en un meilleur temps à venir — en une sorte d'éloignement de la malédiction du péché, de la mort et du mal en général, mais ils n'en ont pas compris le long délai. Ils n'ont pas discerné que le sacrifice du « Jour de réconciliation » est nécessaire et doit être terminé avant que la gloire et les bénédictions puissent venir, pas plus qu'ils ne voient que l'Église, « les Élus », le « Petit Troupeau » sont associés dans le sacrifice du Christ et dans Ses souffrances comme ils le seront aussi dans la gloire qui suivra. « La création tout entière gémit et est en travail jusqu'à maintenant, attendant [bien que dans l'ignorance] la manifestation [de l'Église] des fils de Dieu » — Rom. 8 : 19, 22.

De plus, puisque le sacrificateur type représentait aussi bien le « corps » que la « tête » du Christ, le Sacrificateur-antitype, il s'ensuit que chaque membre de l'Église doit passer ce « jugement » — bien qu'il y ait beaucoup d'appelés, nul ne sera choisi comme membre définitivement accepté du Corps de Christ, sarment de la vraie vigne, s'il n'est un « plus que vainqueur » — fidèle jusqu'à la mort (Apoc. 3 : 21). Non pas que ceux-là doivent atteindre la perfection de la chair, mais la perfection du cœur, de la volonté, des intentions : ils doivent être « purs de cœur » —  le trésor doit être d'or pur, épuré dans la fournaise, bien que son enveloppe actuelle ne soit qu'un vase de terre imparfait.

COMMENT DIEU MANIFESTERA SON ACCEPTATION

« Et le feu sortit de devant l'Éternel et consuma sur l'autel l'holocauste et la graisse, et tout le peuple le vit, et ils poussèrent des cris de joie et tombèrent sur leurs faces » — adorèrent. C'est la même pensée exprimée sous une autre forme. Le feu symbolisait l'acceptation de Dieu ; le peuple reconnaissant cette acceptation, montre que le monde comprendra le sacrifice et sa valeur aux yeux de Dieu comme le prix de leur libération de la mort et du sépulcre ; et lorsqu'ils réaliseront cela, ils adoreront Jéhovah et son représentant, le Sacrificateur.

Il est évident que cela n'a pas encore eu son accomplissement. Dieu n'a pas encore manifesté par le feu, qu’Il avait accepté le sacrifice du grand « Jour de réconciliation » ; le peuple n'a pas encore poussé des cris de joie et n'est pas encore tombé sur sa face en adorant le grand Roi et son Représentant. Non, le monde est toujours dans la méchanceté (1 Jean 5 : 19) ; le dieu de ce monde aveugle toujours plus ou moins l'humanité presque tout entière (2 Cor. 4 : 4) ; les ténèbres couvrent toujours la terre — et l'obscurité profonde le peuple — (Es. 60 : 2). Nous ne devons pas nous attendre aux grandes bénédictions du rétablissement préfigurées dans ce type, jusqu'à ce que tous les membres de l'Église, le « Corps » du grand Souverain Sacrificateur aient d'abord traversé le Second Voile (la mort effective) et soient entrés dans le « Très Saint », par le changement de la résurrection. Cette bénédiction du type ne s'accomplira également qu'après le grand temps de Détresse. Alors, d'une manière générale, les hommes châtiés, rendus sobres et humiliés, s'attendront au grand Christ, la « semence d'Abraham », et le chercheront pour qu'il les bénisse et les relève.

N'est-ce pas merveilleux de voir combien ces types enseignent une pleine rançon pour tout le peuple et un rétablissement et une bénédiction rendus possibles pour tous ?

Rien dans les types ne semble faire une distinction entre les vivants et les morts, et il peut venir à l'esprit de quelques-uns que, lorsque les sacrifices du Souverain Sacrificateur seront achevés et que la bénédiction commencera, il n'y a que ceux qui seront vivants alors qui en bénéficieront grandement. Nous répondons qu'il ne peut en être ainsi : Aux yeux de Dieu les vivants et les morts sont semblables ; II parle d'eux tous comme étant morts. Tous sont venus sous la sentence de mort en Adam, et la petite étincelle de vie que chaque homme possède maintenant n'est réellement qu'une étape de mourant. La race est maintenant une race morte à cause du péché d'Adam, mais à la clôture de ce « Jour de réconciliation »-antitype les bénédictions de justification et de vie s'étendront à tous, sous des conditions auxquelles tous pourront obéir, et quiconque voudra, pourra avoir de nouveau, par le Rédempteur qui donne la vie, tout ce qui a été perdu en Adam — la vie, la liberté, la faveur de Dieu, etc. — aussi bien ceux qui ont passé tout ce temps dans la mort, que ceux qui sont encore au bord de « la vallée de l'ombre de la mort ».

Ainsi donc, l'objet des offrandes antitypes pour le péché est de délivrer « tout le peuple », toute l'humanité de la domination du péché et de la mort : de la ramener à la perfection d'existence, ce qui est essentiel pour le parfait bonheur et la réconciliation [« at-onement » — Trad.] avec le Créateur.

Telle est la bénédiction qui doit venir sur toutes les familles de la terre, par la semence d'Abraham. Telle fût la bonne nouvelle qui fut prêchée à Abraham et que nous pouvons lire : « Dieu, prévoyant qu'Il justifierait les païens [toute l'humanité — les Gentils] par la foi, a d'avance annoncé l'évangile [la bonne nouvelle] à Abraham, en disant : « En toi et en ta semence, toutes les nations seront bénies [justifiées]... laquelle semence est Christ [en premier lieu, la Tête, et en second lieu son Corps]. Or, si vous êtes [membres] du Christ, vous êtes donc la semence d'Abraham, et héritiers selon la promesse », c'est-à-dire faisant partie de cette classe bénie, la semence d'Abraham, qui bénira toutes les familles de la terre (Gal. 3 : 8 ; 16, 29). Mais cette « semence » doit être complète avant que vienne la bénédiction, comme cela est montré dans le type qui vient d'être considéré : l'offrande pour le péché doit être terminée avant que toutes les bénédictions qui en résultent puissent en découler.

Quant à la restriction que le Souverain Sacrificateur seul devait entrer une fois chaque année dans le « Très-Saint » pour faire une réconciliation, il ne faut pas en conclure par une mauvaise interprétation, que lui et les sacrificateurs n'y entraient pas dans les jours qui suivaient — après que le « Jour de réconciliation » avait fait une pleine réconciliation pour les péchés. Au contraire, le Souverain Sacrificateur y entrait souvent après ce jour-là. Il y venait chaque fois qu'il avait à consulter Jéhovah pour la prospérité d'Israël, etc., et il revêtait à cet effet, le pectoral du jugement, l'Urim et le Thummim. En outre, chaque fois qu'ils levaient le camp, et cela avait lieu souvent, les sacrificateurs y entraient pour enlever les « voiles » et envelopper l'arche et tous les vases saints, avant qu'il ne fût permis aux Lévites de les emporter — Nombres 4 : 5-16.

De plus, chaque fois qu'un Israélite (après que les sacrifices du « Jour de réconciliation » étaient achevés) présentait une offrande pour le péché aux sacrificateurs, tous ceux-ci le consommaient dans le « Très-Saint » (Nomb. 18 :10). Il en est ainsi de l'antitype, lorsque le présent Jour de Réconciliation sera passé ; la « Sacrificature royale » sera dans le « Très Saint » ou condition spirituelle parfaite, et là, acceptera (mangera) les sacrifices pour le péché, apportés par le monde pour ses propres transgressions (et non pour le péché originel ou adamique qui fut annulé au « Jour de réconciliation »). Dans cette condition spirituelle parfaite, la Sacrificature instruira sur toutes choses, comme cela est représenté dans les décisions et les réponses données à Israël par l'Urim et le Thummim.

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CHAPITRE VI

SACRIFICES QUI SE FONT APRÈS LE « JOUR DE RÉCONCILIATION »

Ces sacrifices typifient la repentance, les vœux, les alliances, etc., qui se feront durant l'Age Millénaire. Les holocaustes du peuple. Leurs offrandes de paix. Leurs offrandes d'aliments et de culpabilité. Les types montrent que les distinctions de sexe cesseront.

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Les sacrifices offerts par les membres du peuple (Israël, le monde) pour leur compte individuel, après les sacrifices du « Jour de réconciliation », et qui sont typifiés par les offrandes générales d'Israël, appartiennent à l'Age prochain, et seront alors présentés à la Sacrificature Royale glorifiée. Néanmoins, cela commence un peu maintenant ; c'est ainsi que l'homme mondain qui possède des richesses est dans ce sens l'économe des choses de Dieu, et il doit employer maintenant ce « Mammon » à se faire des amis, afin que lorsque cet Age, pendant lequel Satan domine, sera terminé, et que le règne de Christ aura commencé (pendant lequel il ne sera plus désormais un économe), alors, ceux qu'il aura ainsi favorisés puissent le bénir. Si ces intendants des richesses mondaines (le Mammon ou dieu de cet Age) étaient sages, ils agiraient davantage en ce sens. Car quiconque aura donné seulement un verre d'eau au moindre de ces sacrificateurs, parce qu'il est tel, ne perdra pas sa récompense lorsque le royaume de Christ sera organisé et que son gouvernement aura commencé — Luc 16 : 1-8 ; Matt. 10 : 42.

Ces sacrifices, qui n'appartiennent pas à la même classe que ceux que nous avons appelés : sacrifices du « Jour de réconciliation », illustraient les sacrifices et les offrandes qui appartiennent à l'Age millénaire. Comme dans le type, les sacrifices du « Jour de réconciliation », précédaient tous les autres, et étaient une base au pardon général et à l'acceptation de tout Israël par Dieu, mais étaient suivis après ce jour par d'autres sacrifices individuels, appelés « offrandes pour le péché », « offrandes de culpabilité » et « offrandes de paix », il en est ainsi pour l'antitype. Après que les sacrifices de cet « Age de l'Évangile » auront amené le « peuple », le monde, dans une condition justifiée, il y aura encore des péchés et des transgressions commis, qui requerront une confession et une réconciliation et rendront nécessaires ces nouveaux sacrifices.

Les sacrifices du Jour de Réconciliation représentaient l'annulation du péché adamique par le sacrifice du Christ ; mais pendant l'Age millénaire, tandis que les bénéfices de la réconciliation seront appliqués au monde, tandis que ce dernier sera graduellement rétabli à la perfection, à la vie et à l'harmonie réelles avec Dieu, des erreurs seront commises pour lesquelles il sera en quelque sorte responsable. Pour cela il devra faire quelque compensation ou dédommagement accompagné de repentance avant d'être de nouveau en harmonie avec Dieu, par Christ, son Médiateur.

La consécration existera aussi dans l'Age à venir, quoique par suite du changement de gouvernement du monde, cette consécration ne sera plus, comme maintenant, jusque dans [« unto » — Trad.] la mort, mais au contraire elle sera pour la vie ; car, avec la clôture du règne du mal finiront les peines, les douleurs, et la mort, excepté pour les méchants. La consécration d'un individu doit toujours être une présentation volontaire de ses talents et c'est pourquoi elle est représentée par certains de ces sacrifices qui se font après le Jour de Réconciliation.

Puisque les sacrifices du « Jour de réconciliation », seront la base pour tout pardon de péchés dans l'Age prochain, il était à propos pour le pécheur d'apporter, dans le type, quelque sacrifice qui indiquerait une reconnaissance des sacrifices du « Jour de réconciliation », comme base de nouveau pardon. Nous trouvons ainsi que toutes les offrandes du peuple, faites après le « Jour de réconciliation », étaient d'un genre qui appuyait ou reconnaissait les sacrifices de ce jour. Ces offrandes pouvaient être de bétail, de brebis, ou d'oiseaux (tourterelles, ou jeunes pigeons) ou de fleur de farine — l'article offert dépendant de la capacité de celui qui offrait.

Durant l'Age Millénaire tous les hommes « parviendront à la connaissance de la vérité », et ainsi à la plus complète occasion d'être sauvés de la malédiction (condamnation ou sentence) de la mort adamique (1 Tim. 2 : 4). Lorsque nous nous rappelons que cette mort comprend toutes les maladies, les peines et les imperfections auxquelles l'humanité est assujettie maintenant, nous voyons que le Plan de Dieu comprend une pleine restauration à la perfection humaine ; seuls ceux qui refuseront délibérément, ou négligeront volontairement les occasions favorables mises à leur disposition mourront de la Seconde Mort. Mais la perfection viendra graduellement et elle exigera sans cesse la coopération de la VOLONTÉ du pécheur pour l'atteindre. Il devra faire tout ce qu'il pourra pour remonter vers la perfection, et pour cela il aura toute l'assistance nécessaire. Cela est montré par ces sacrifices en général ; ils devaient être offerts selon la capacité de chacun. Tout dégradé par le péché et imparfait qu'il soit, chaque homme devra, en venant à la connaissance de la vérité, se présenter lui-même à Dieu, l'offrande indiquant sa condition. La tourterelle ou le jeune pigeon, apporté dans le type par les plus pauvres, représente le tout justifié des pauvres et dégradés moralement ; la chèvre offerte par d'autres plus aisés, représente le tout de quelques autres moins dégradés, tandis que le taureau représente le tout de ceux qui ont atteint la perfection de la nature humaine. De même que dans les sacrifices de ce Jour de Réconciliation, on se servait d'un taureau pour représenter la nature humaine parfaite (beaucoup de graisse) du sacrifice de Jésus, et d'un bouc (capricieux et maigre) pour représenter la nature humaine imparfaite des saints, ainsi, d'une façon similaire, ces animaux représentaient ceux qui, dans leur consécration, faisaient l'offrande (Israël, type du monde croyant dans l'Age Millénaire). Nous devons nous souvenir que ces holocaustes et ces offrandes de paix de l'avenir représentent le peuple se consacrant — se donnant lui-même à l'Éternel. Ils ne représentent pas, comme le font les sacrifices du Jour de Réconciliation, les offrandes pour le péché qui garantissent la réconciliation. Ils étaient en effet des offrandes de culpabilité, qui étaient dans un sens des offrandes du péché pour des individus ; mais celles-ci, comme nous allons le voir, étaient entièrement différentes des offrandes nationales pour le péché du « Jour de réconciliation ».

Lorsqu'à la clôture de l'Age Millénaire les hommes qui auront accepté volontairement la grâce de Dieu, auront été amenés à la perfection, il n'y aura plus alors aucun pauvre n'ayant pas les moyens d'offrir un taureau, dans le sens d'incapacité mentale, morale ou physique. Tous seront des hommes parfaits, et leur offrande sera leur moi parfait, typifié par des taureaux. David dit en parlant de cela : « Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice [de droiture], à l'holocauste, et au sacrifice (qu'on brûle) tout entier ; alors on offrira des taureaux [sacrifices parfaits] sur ton autel » (Ps. 51 : 19). Il est évident que ce langage de David ne doit pas être compris comme signifiant le rétablissement typique, littéral et sanglant, des sacrifices types ; car, en rapport avec les mêmes choses il dit : « Tu ne prends pas plaisir aux sacrifices [soit types ou antitypes, une pleine réconciliation pour le péché ayant été accomplie à ce moment une fois pour toutes] ... Les sacrifices de Dieu sont un esprit brisé, ô Dieu ! tu ne méprises pas un cœur brisé et humilié ». Tous ces sacrifices devaient être présentés librement par celui qui les offrait — Lév. 1 : 3.

L'accomplissement total de la consécration était montré par la mort de l'animal — ce qui veut dire que chaque membre de la race doit consacrer sa volonté ; mais cette consécration ne sera suivie ni par la destruction de la nature humaine (la chair brûlée hors du camp), ni par le changement de vie à une nouvelle nature — dans le « Très Saint ». Les sacrificateurs seuls peuvent y entrer, comme cela est montré dans les sacrifices de réconciliation. Étant consacrés, ils sont acceptés comme êtres humains et seront parfaits comme tels — leur droit à la vie comme tels ayant été acquis par le Souverain Sacrificateur, dont les vainqueurs de l'Église représentent les membres du Corps. Les consécrations représentent, de la part de ceux qui offrent, une appréciation de la Rançon, et l'acquiescement à la Loi de Dieu comme la condition par laquelle ils pourront continuer à vivre éternellement, en harmonie et en faveur avec Lui.

LES HOLOCAUSTES DU PEUPLE

Les holocaustes des sacrificateurs devaient demeurer continuellement sur l'autel et le feu ne devait jamais s'éteindre : « C'est ici la loi de l'holocauste. C'est l'holocauste parce qu'il brûlera sur le foyer, sur l'autel toute la nuit jusqu'au matin et le feu de l'autel brûlera sur lui... On ne le laissera pas s'éteindre. Et le sacrificateur allumera du bois sur ce (feu) chaque matin et y arrangera l'holocauste... le feu brûlera continuellement sur l'autel, on ne le laissera pas s'éteindre ». — Lév. 6 : 2, 5, 6. Darby (*)

[Dans la version anglaise (v. Synodale également), Lév. 6 commence au verset 20 du chapitre 5. Les versets cités correspondent aux versets anglais.]

C'est ainsi que chacun de ceux qui faisaient l'offrande avaient présent à l'esprit que l'autel était déjà sanctifié ou mis à part, et que leurs offrandes seraient acceptées parce que Dieu avait accepté les sacrifices du Jour de Réconciliation. C'est à cet autel que l'Israélite apportait librement son offrande volontaire, comme cela est dit en Lévitique 1. Ce sacrifice était fait de la manière habituelle : l'animal était coupé en morceaux, lavé et placé sur l'autel, la tête et les morceaux, puis entièrement brûlé, un sacrifice d'agréable odeur à l'Éternel. Cela servait à typifier une prière de reconnaissance à Jéhovah — une reconnaissance pour Sa miséricorde, Sa sagesse et Son amour manifestés dans le Corps brisé du Christ — leur Rançon.

LES OFFRANDES DE PAIX DU PEUPLE

Cette offrande devait être prise du troupeau et pouvait être faite pour accomplir un vœu (d'alliance) ou pour être une offrande volontaire de « reconnaissance ». Une partie devait en être présentée à Jéhovah par celui qui l'offrait. — « Ses mains apporteront les offrandes faites par le feu à l'Éternel ; il apportera la graisse avec la poitrine » ; et le sacrificateur brûlera la graisse sur l'autel et tournoiera la poitrine devant l'Éternel. Mais la poitrine sera pour le sacrificateur ainsi que l'épaule. Celui qui fait l'offrande doit manger le sacrifice — Lév. 3, et 7 : 11-18, 30-34.

Cela semble montrer que si quelqu'un veut venir alors, dans une condition de pleine paix et harmonie avec Dieu (et tous devront le faire ou autrement être rejetés dans la Seconde Mort), il devra manger ou traiter alliance devant Dieu par une entière consécration. Mais si, après avoir été amené à la perfection, il se souille de nouveau en péchant volontairement, il mourra (la Seconde Mort) comme cela est montré par le châtiment infligé à ceux qui avaient touché aux choses impures — Lév. 7 : 19-21 ; comparer Apoc. 20 : 9, 13-15.

En même temps que ce sacrifice, étaient présentés une offrande de gâteaux sans levain, pétris à l'huile, des galettes ointes d'huile, représentant la foi de celui qui offrait dans le caractère de Christ, qu'il voulait imiter ; et du pain levé, indiquant que celui qui l'offrait reconnaissait son imperfection au moment de sa consécration — le levain étant un type du péché — Lév. 7 : 11-13.

LES OFFRANDES D'ALIMENTS DU PEUPLE

C'étaient des gâteaux sans levain, de fleur de farine avec de l'huile, etc., qui étaient présentés à l'Éternel par le sacrificateur. Ils représentaient probablement les louanges et l'adoration qui seront offertes à l'Éternel par le monde, par l'entremise de son Église« A lui la gloire dans l'Église par le Christ Jésus, pour toutes les générations du siècle des siècles » (Eph. 3 : 21). Ces gâteaux étaient acceptés par les sacrificateurs. Un échantillon offert sur l'autel montrait qu'il était approuvé et agréé par Jéhovah.

LES OFFRANDES POUR LE PÉCHÉ

OU

LES TRANSGRESSIONS DU PEUPLE

« Si quelqu'un a commis une infidélité et a péché par erreur dans les choses saintes de l'Éternel... Si quelqu'un a péché et a fait, à l'égard de l'un de tous les commandements, ce qui ne doit pas se faire et qu'il ne l'a pas su, il sera coupable et portera son iniquité. Et il amènera au sacrificateur un bélier sans défaut, pris du menu bétail selon l'estimation du sacrificateur en sicles d'argent selon son estimation... il ajoutera par dessus un cinquième, et le donnera au sacrificateur en plus, et cela sera son offrande ; et le sacrificateur fera réconciliation pour lui... Et si quelqu'un a péché et a menti à son prochain... il restituera le principal et ajoutera un cinquième par dessus (vingt pour cent d'intérêt) ; et il le donnera à celui à qui cela appartient... Et il amènera pour l'Éternel... son sacrifice pour le délit, un bélier sans défaut... » — Lév. 5 : 15-19, 21-26. Darby.

Ces paroles enseignent que pour chaque tort il devait être fait une restitution avec intérêt, subordonnée elle-même à une sincère repentance ou à une demande de pardon à l'Éternel, par l'Église (la Sacrificature). Le bélier présenté montre que le transgresseur reconnaît ses propres imperfections, et la valeur de la Rançon.

Nous devons remarquer la différence du traitement fait à ces offrandes pour le péché, avec les offrandes pour le péché du « Jour de réconciliation ». Ces dernières étaient offertes à Dieu (Justice) dans le « Très Saint » comme les « meilleurs sacrifices » ; les premières étaient offertes aux sacrificateurs, qui, pendant le Jour de Réconciliation, ont racheté le peuple. La reconnaissance du peuple ira à son Rédempteur. Le sacrificateur, en effet, prenait et offrait à l'Éternel une portion de l'offrande comme un « mémorial », comme une reconnaissance que le plan tout entier de la rédemption tel qu'il a été exécuté pendant le Jour de Réconciliation (l'Age de l'Évangile) était de notre Père céleste ; mais il s'appropriait le reste pour lui-même — en le mangeant.

Tous les humains, rachetés par le précieux sang (vie humaine) de Christ, se présenteront à la « Sacrificature royale » pour le pardon de leurs transgressions, dont l'acceptation, par elle, de leurs dons ou consécrations signifiera le pardon. C'est à cela que se rapportent les paroles de notre Seigneur Jésus à ses disciples : « II souffla sur eux et leur dit : Recevez l'Esprit saint. A quiconque vous remettrez les péchés, ils seront remis ; et à quiconque vous les retiendrez, ils leur seront retenus » — (Jean 20 : 22, 23).

Bien que ce « ministère de réconciliation » appartienne dans son sens le plus absolu à l'Age à venir, lorsque tous les sacrifices de Réconciliation auront été achevés, cependant, déjà, tout membre de la « sacrificature royale » peut dire à celui qui croit et qui se repent : « Tes péchés te sont pardonnés », comme le fit notre Chef, regardant par la foi au temps de l'achèvement des sacrifices pour les péchés ; de plus, ces sacrificateurs savent maintenant dans quels termes et conditions le pardon est promis, et ils peuvent parler avec autorité chaque fois qu'ils voient la demande en rapport avec les conditions imposées.

Comme nous l'avons vu, les offrandes du Jour de Réconciliation étaient toujours brûlées (Lév. 6 : 30 (Syn.) [6 : 23 (D)] Héb. 13 : 11), mais les nouvelles offrandes de culpabilité offertes après le Jour de Réconciliation, n'étaient pas brûlées mais mangées (appropriées) par les sacrificateurs.

LES DISTINCTIONS DE SEXE CESSERONT

« C'est ici la loi de l'offrande pour le péché [offrande de culpabilité]... Le sacrificateur qui l'offre pour les péchés la mangera... « Tout mâle d'entre les sacrificateurs en mangera » — Lév. 6 : 18-23 — D.

Il est parlé, dans les Écritures, du Seigneur et de tous les saints anges comme étant des mâles, et de tous les saints ensemble comme d'une femelle, une « vierge », que notre Seigneur Jésus, comme mari, épousera. Mais la femelle humaine était à l'origine une partie de l'homme, créé à l'image de Dieu, et elle est toujours (bien que séparée temporairement pour les besoins de la propagation humaine) une partie de l'homme — ni l'un ni l'autre n'étant complet séparément. De même que l'homme parfait fut nommé Adam, il en fut ainsi lorsqu'ils furent deux, « Dieu appela leur nom Adam » — (Gen. 5 : 1), la direction restant au mâle, qui fut le préservateur ou celui à qui incombe le soin de la femelle, comme étant une partie de son corps (Eph. 5 : 23, 28). Cette division sexuelle ne rendit pas Adam imparfait, elle partagea simplement sa perfection entre deux corps desquels il était la « tête ».

Les Écritures indiquent que, finalement à la clôture des « temps de rétablissement », tous (mâles et femelles) seront restaurés à la condition parfaite — condition qui est représentée en Adam avant qu'Ève fût tirée de lui. Ce n'est pas que nous comprenions que les mâles ou les femelles perdront leur identité, mais que chacun reprendra les qualités qui lui font défaut maintenant. Si cette pensée est exacte, elle semble indiquer que l'extrême délicatesse de quelques femmes et l'extrême grossièreté (ou rudesse) de quelques hommes sont des suites de la chute, et que la restauration à une perfection dans laquelle les éléments des deux sexes seront parfaitement confondus et harmonisés sera l'humanité idéale des desseins de Dieu. Lorsque notre cher Rédempteur était « l'homme Christ Jésus », Il n'était probablement ni grossier, ni musculeux, ni efféminé. La force mentale et la grandeur de l'homme se confondaient le plus délicieusement en Lui avec la noble pureté, la tendresse et la grâce de la vraie femme. N'était-il pas l'homme parfait qui mourut pour notre race et racheta les deux sexes ? N'oublions pas, que comme homme Il n'eut pas de compagne : c'est pourquoi ne fallait-il pas qu'il fût complet en lui-même pour payer pleinement le prix correspondant pour Adam (mâle et femelle) ? Il fallait bien qu'Ève fût représentée ainsi dans la grande Rançon, ou par son mari comme sa « Tête », — autrement Ève n'aurait eu aucune part à la Rançon ce qui serait en désaccord avec d'autres passages des Écritures.

Il est en effet parlé dans les Écritures de l'Église de l'Évangile comme d'une « Épouse », non toutefois comme l'épouse de « l'homme Christ Jésus », mais comme l'Épouse du Christ ressuscité et hautement exalté. Comme Nouvelles-Créatures, engendrées de l'Esprit de Dieu à la nature spirituelle, nous sommes fiancées au Jésus spirituel, et nous devons avoir part à Son nom, à Son honneur et à Son trône. L'Église n'est pas l'Épouse de l'homme Christ Jésus sacrifié, mais du Seigneur Jésus glorifié, qui, à Son Second Avènement, la revendique comme sienne — Rom. 7 : 4.

Comme pour l'homme et la femme dans l'Age à venir, ainsi en sera-t-il pour Christ et l'Église — lorsque l'Église aura été glorifiée, toute féminité disparaîtra — « nous lui serons semblables » — membres de Son Corps : « Voici comment on l'appellera [alors — du nom de son Seigneur] : la Justice de Jéhovah » (Jér. 33 : 16 ; 23 : 6). [Vol. V, note I]. Comme Corps du grand Prophète, Sacrificateur et Roi, l'Église sera une partie du Père Éternel ou Donateur de vie au monde — Esaïe 9 : 6 — (D).

Cette même pensée se retrouve dans toute la Parole ; les mâles seuls de la tribu sacerdotale avaient le droit d’offrir des sacrifices, et comme nous l'avons vu plus haut, de manger les offrandes de culpabilité ; seuls ils pouvaient entrer dans le Tabernacle et passer de l'autre côté du Voile. De même, dans l'arrangement du saint Esprit pour cet Age de l'Évangile — « II a donné les uns apôtres [mâles], les autres prophètes [mâles], les autres évangélistes [mâles], les autres pasteurs et instructeurs [mâles], en vue de la formation des saints pour le travail de service, pour l'édification du Corps de Christ [de l'Oint] » (Eph. 4 : 11,12 — Diaglott.) le mot mâle, ci-dessus, devrait paraître en français comme il figure dans le texte grec, et les indications du Seigneur et des Apôtres y correspondent : « Je ne souffre pas [dans l'Église] qu'une femme enseigne, ou usurpe l'autorité sur l'homme » déclare clairement l'Apôtre (1 Tim. 2 : 12). C'est là une illustration des relations actuelles de Christ et de l'Église qui, d'après ce que nous comprenons, cesseront et se termineront avec la fin de cet Age, lorsque les vainqueurs auront été glorifiés et faits réellement un avec le Seigneur — comme « frères ».

Cela ne veut pas dire, toutefois, que dans l'Église, les sœurs ne peuvent pas aussi, « offrir leur corps en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu », et remplir un important « travail de service » comme membres de la « sacrificature royale » ; elles sont aussi agréables au Seigneur que les frères, parce qu'en réalité, du jour où nous sommes devenus de « nouvelles créatures dans le Christ Jésus » (2 Cor. 5 : 17 ; Gal. 3 : 28), toutes distinctions de sexe, de couleur et de condition, ont été ignorées et mises de côté par Dieu ; mais le type, la figure, la leçon doit être continuée et les distinctions maintenues d'une façon scrupuleuse dans les parties spéciales et plus importantes du service de l'Église de Christ.

Au contraire, l'Adversaire a toujours cherché à contrôler l'homme au point de vue religieux par l'amour et l'estime que les hommes portent aux femmes ; — c'est dans cet ordre d'idées que nous voyons l'exaltation de la vierge Marie au rang de déesse et son adoration parmi les catholiques. Il en était de même chez les Égyptiens de l'Antiquité dont Isis était la déesse, et aux jours de l’apôtre Paul où Diane était déesse d'Éphèse. Satan n'a-t-il pas toujours cherché à agir avec et par les femmes, comme dans le Jardin d'Eden ? Ses principaux médiums du spiritisme et ses principaux apôtres et prophètes de la Théosophie et de la Science chrétienne ne sont-ils pas des femmes ?

Le choix de Satan de faire des femmes ses porte-parole n'a pas été à leur avantage. Au contraire, dans les pays où les règles de la Bible sont reconnues et respectées, les femmes qui gardent leurs qualités de vraies femmes, sont plus appréciées et occupent une place sociale et intellectuelle plus élevée parmi ceux qui suivent le plus soigneusement les règles des Écritures.

*  *  *

CHAPITRE VII

« LA CENDRE D'UNE GÉNISSE RÉPANDUE

SUR CEUX QUI SONT SOUILLÉS »

HÉBREUX 9 : 13

Ce n’est pas un des sacrifices du Jour de Réconciliation. Pas d’avantage un des sacrifices postérieurs pour le peuple. La classe typifiée par ce sacrifice l’Apôtre Paul, le sacrificateur qui témoigne concernant cet antitype. L’aspersion de la cendre pour la purification du peuple se fera durant l’âge millénaire. Comment cette purification se fera.

*  *  *

Un des traits de la loi cérémonielle d'Israël, relaté en Nombres 19, requérait l’égorgement d'une génisse (vache) rousse — elle devait être sans tare, et n'avoir jamais porté le joug. Ce n'était pas une des offrandes pour le péché, du Jour de réconciliation, ni une des offrandes pour le peuple, faites après le Jour de Réconciliation. En vérité, ce n'était en aucune manière « une offrande », car aucune portion n'en était offerte sur l'autel de l'Éternel, ni mangée par les sacrificateurs. Elle était sacrifiée, mais pas dans le même sens, ni dans le même lieu que les offrandes dans le Parvis. Elle n'était même pas égorgée par l'un des sacrificateurs ; et son sang n'était pas porté dans le Saint ni dans le Très Saint. La génisse rousse était menée en dehors du camp d'Israël, y était tuée et réduite en cendres, chair, graisse, peau, sang, etc., sauf un peu de sang prélevé par le sacrificateur et aspergé sept fois vers le devant du Tabernacle (D).

Les cendres de la génisse n'étaient pas apportées dans le Saint, mais laissées hors du Camp, rassemblées en un tas facilement accessible à tous ceux du peuple qui voulaient en user. D'après la Loi, une portion des cendres devait être mélangée avec de l'eau dans un vase, et l'aspersion sur les personnes, les vêtements, les tentes, etc., reconnus souillés d'après la Loi, devait être faite au moyen d'une branche d'hysope, trempée dans le mélange, pour les purifier.

Nous pouvons voir que cette génisse n'a aucun rapport avec ce qui concerna les sacrifices du « Jour de réconciliation », qui figurent par avance les meilleurs sacrifices de cet Age de l'Évangile (accomplis par la sacrificature royale, Christ, Tête et Corps), et évidemment ne typifie aucun des sacrifices des temps actuels. De plus, elle est également différente des sacrifices qui furent acceptés en faveur du peuple d'Israël après le Jour de Réconciliation, et qui, nous venons juste de le montrer, figuraient leur repentance et leur affliction pour les péchés durant l'Age Millénaire, et la pleine consécration d'eux-mêmes à l'Éternel. Le fait que la génisse était brûlée n'avait non plus aucun rapport avec ces sacrifices qui étaient faits par les sacrificateurs, dans le Parvis. Nous devons chercher ailleurs l'antitype de cette génisse rousse parce que si, dans quelque sens du mot, elle représentait les sacrificateurs, elle eût été égorgée par l'un d'eux comme indication du fait.

Que signifiait alors ce sacrifice de la génisse rousse ? — Quelle classe ou quelles personnes ayant souffert hors du « Camp » représentait-elle, et en quel sens du mot leurs souffrances auraient à faire avec la purification du peuple de Dieu — y compris ceux qui deviendront encore son peuple durant l'Age millénaire ?

Nous répondons qu'une classe du peuple de Dieu qui n'est pas de la « Sacrificature royale », souffrit pour la cause de la justice hors du « Camp » ; une courte histoire des membres de cette classe et des terribles épreuves qu'ils ont endurées nous est donnée par l'Apôtre en Hébreux 11. Après avoir raconté les exploits de foi de quelques-uns d'entre eux, il dit : « Que dirai-je encore ? Car le temps me manquera si je discours de Gédéon, de Barac et de Samson et de Jephté ; de David et de Samuel et des prophètes qui, par la foi, subjuguèrent des royaumes, accomplirent la justice, obtinrent les promesses, fermèrent la gueule des lions, éteignirent la force du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, de faibles qu'ils étaient furent rendus vigoureux, devinrent forts dans la bataille, firent ployer les armées des étrangers. Des femmes reçurent leurs morts par une (*) [V. Diaglott] résurrection ; et d'autres furent torturés, n'acceptant pas la délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection, et d'autres furent éprouvés par des moqueries et par des coups, et encore par des liens et par la prison ; ils furent lapidés, sciés, tentés ; ils moururent égorgés par l'épée ; ils errèrent ça et là, vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dans le besoin, affligés ; maltraités, desquels le monde n'était pas digne » — Héb. 11 : 32 à 38.

Nous avons ici une classe s'adaptant à ce qui nous est dit de la génisse rousse — une classe dont les membres ont laissé leur vie hors du « Camp », une classe en tous points honorable et qui, cependant, n'est pas une classe sacerdotale. Cette classe ne faisant pas partie du Corps du Souverain Sacrificateur, ne pouvait avoir aucune part ou portion dans les offrandes pour le péché du Jour de Réconciliation — ni être admise dans les conditions spirituelles typifiées par le Saint et le Très Saint. Il peut sembler étonnant à quelques-uns que nous puissions déclarer avec une telle certitude que les Anciens Dignes ne sont pas membres de la « Sacrificature royale », tandis que nous soutenons avec autant de certitude que les non moins fidèles serviteurs de cet Age de l'Évangile sont membres de cette « Sacrificature royale ». Notre certitude à ce sujet est celle que nous puisons dans la Parole de Dieu qui déclare avec tant d'abondance en rapport précisément avec le récit de la fidélité de ces patriarches : « Tous ceux-ci ayant obtenu un bon témoignage à cause de leur foi, ne reçurent pas la promesse [ne reçurent pas la bénédiction principale]. Dieu ayant en vue quelque chose de meilleur pour nous, afin qu'ils ne parvinssent pas sans nous à la perfection » — (Héb. 11 : 39, 40).

Il ne nous est pas difficile non plus de comprendre que, bien qu'il y ait eu des Lévites-antitypes (justifiés par la foi en une réconciliation à venir) avant que notre Seigneur ne vînt dans le monde, il ne pouvait pas, cependant, y avoir de sacrificateurs-antitypes parce qu'il était la Tête ou Souverain Sacrificateur, qu'en toutes choses Il a la prééminence et qu'il a fait réconciliation pour les défauts de « son Corps » et de « sa maison » avant que personne ne pût devenir son frère et membre de la Sacrificature Royale. Notre Seigneur Jésus lui-même en parle d'une manière très formelle et établit succinctement la ligne de démarcation entre les fidèles qui L'ont précédé, et les fidèles qui viendraient après lui, marchant sur ses traces et devenant ses cohéritiers. Il dit de Jean-Baptiste : « Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femme, il n'en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui » (Mat. 11 : 11). Jean-Baptiste appartenait à cette classe de la Génisse Rousse qui souffrit « hors du Camp » même jusqu'à la mort, mais il n'avait rien à faire avec les sacrifices meilleurs encore — durant le Jour de Réconciliation — de la Sacrificature Royale, dont la graisse et les organes vitaux étaient offerts sur l'autel de Dieu dans le « Parvis », et dont le sang était porté dans le « Très-Saint », typifiant ceux qui deviennent de Nouvelles-Créatures en Christ Jésus, membres de son « Corps », l'Église, cohéritiers avec lui en toutes choses.

Mais si ces Anciens Dignes n'ont part en aucun sens à l'offrande pour le péché, ils ont néanmoins un rapport avec la purification du péché : leurs cendres (la connaissance et le souvenir de leur fidélité jusqu'à la mort), mélangées avec l'eau de la vérité, et appliquées avec la purgative et purifiante hysope, ont de la valeur pour purifier et sanctifier tous ceux qui désirent venir en pleine harmonie avec Dieu, — et « aspergeant ceux qui sont souillés, sanctifient pour la purification de la chair ». Ces leçons de fidélité dans le passé n'ont toutefois de valeur pour nous que par leur association avec les offrandes pour le péché du Jour de Réconciliation, auxquelles fait allusion l'Apôtre dans le même ordre d'idées : — « le sang des taureaux et des boucs ». Non seulement la mémoire et les leçons de fidélité des Anciens Dignes (typifiées par les cendres de la génisse rousse) ont un pouvoir sanctifiant pour nous maintenant, mais c'est dans un sens bien plus étendu qu'elles seront applicables et en bénédiction à l'humanité en général durant l'Age millénaire. En effet, comme nous l'avons vu ailleurs, l'arrangement divin est que ces Anciens Dignes, dont le plus grand aura moins d'honneur que le plus petit dans le Royaume, occuperont néanmoins une place d'honneur et de haute distinction sous ce Royaume de Dieu — comme ses agents et ses représentants ; car ils seront les « princes dans toute la terre », les agents des jugements du Royaume, et les canaux de ses bénédictions, pour « toutes les familles de la terre ». Ainsi, la fidélité de ces Anciens Dignes était-elle représentée par le monceau de cendres de la génisse rousse, laissées en provision pour un usage futur comme d'utiles leçons d'expérience, de foi, d'obéissance, de confiance, etc., qui, appliquées dans l'Age à venir à ceux qui chercheront la purification, les sanctifieront et les purifieront, non sans les sacrifices du Jour de Réconciliation, mais en connexion avec eux et basées sur eux — Ps. 45 : 16.

Un sacrificateur était témoin du brûlement de la génisse et prenait du bois de cèdre, une branche d'hysope, et un cordon d'écarlate et jetait le tout au milieu de la génisse qui brûlait. L'hysope représentait la purgation ou la purification, le bois de cèdre, ou arbre toujours vert, la vie éternelle, et le cordon d'écarlate, le sang de Christ. L'acte de jeter ces trois choses au milieu du feu impliquerait que l'ignominie amoncelée sur les Anciens Dignes, qui furent lapidés, sciés, etc.., et desquels le monde n'était pas digne, permit que le mérite du précieux sang, la purification par la Vérité et le don de la vie éternelle leur soient imputés par la foi ; et que, après leur mort, ils soient reconnus purifiés, justifiés et acceptés. Le sacrificateur (non pas Aaron, qui typifiait le Seigneur Jésus) qui voyait reconnaissait et approuvait l'incinération de la génisse, et qui prenait de son sang et le répandait dans la direction de la porte du Tabernacle, semblerait bien trouver son antitype dans ce grand sacrificateur, l'Apôtre Paul, qui, avec l'aide de Dieu (le nom Eléazar veut dire : « aidé de Dieu »), a, non seulement identifié pour nous les offrandes du Jour de Réconciliation, mais nous indique aussi, dans ses écrits (Hébreux 11), les points qui nous rendent capables d'identifier le sacrifice de la génisse rousse comme typifiant les Anciens Dignes. Et ainsi, il lance leur sang vers le Tabernacle, montrant que leurs vies étaient en harmonie complète avec les conditions du Tabernacle — bien qu'ils ne vécussent pas au temps de cet appel céleste et n'eussent donc pas le privilège de devenir membres du Corps du grand Souverain Sacrificateur, la Sacrificature Royale [Note IV].

Du fait que la génisse rousse n'avait jamais porté de joug, elle représentait une classe de personnes justifiées — libérées de l'Alliance de la Loi. Bien que la plupart des Anciens Dignes fussent nés sous la loi, et par conséquent légalement assujettis à ses conditions et à sa condamnation par l'imperfection de la chair, néanmoins, nous voyons que Dieu les justifia par la foi, comme enfants du fidèle Abraham. L'Apôtre atteste et corrobore pleinement, cela, lorsqu'il dit : « Tous ceux-ci ayant reçu un bon témoignage de Dieu par la foi » — le « Cela va bien », témoignage qu'ils plaisaient à Dieu, et qu'il avait pourvu pour eux à des bénédictions en accord avec Sa promesse — bien qu'ils ne pussent recevoir alors ces bénédictions et qu'ils dussent les attendre pour les recevoir par la Semence spirituelle d'Abraham, — le Christ. Le fait que ce sacrifice devait être une vache et non un taureau, servait à le différencier du grand sacrifice du Jour de Réconciliation, qui pouvait être un taureau seulement. Le fait que la vache devait être rousse semblerait enseigner que ces Anciens Dignes qui étaient acceptés de Dieu avant le grand sacrifice du Jour de Réconciliation, n'étaient pas exempts de péché, mais étaient des « pécheurs comme les autres ». Le fait de leur purification ou justification par la foi était indiqué d'une autre façon ainsi que nous l'avons suggéré ci-dessus.

Les purifications pour lesquelles les cendres de la vache rousse étaient prescrites étaient d'une sorte particulière, notamment pour ceux qui venaient en contact avec la mort. Cela semblerait indiquer que ces cendres de la génisse n'étaient pas destinées à éloigner la culpabilité individuelle — non, cette culpabilité morale ne pouvait être purifiée que par le mérite des sacrifices du Jour de Réconciliation. La purification de la souillure du contact avec les morts semblerait enseigner que cette purification par les expériences des Anciens Dignes s'appliquera spécialement aux humains pendant l'Age millénaire, lorsqu'ils chercheront à se débarrasser de toutes les souillures de la mort adamique — s'efforçant d'atteindre la perfection humaine. Tous les défauts de la condition déchue sont autant de contacts avec la mort ; toutes les faiblesses de constitution et les défauts héréditaires sont des contacts avec la mort ; et les cendres de la Génisse Rousse devront être employées par tous ceux qui voudront devenir le peuple de Dieu pour se purifier de ces choses. De même que les cendres de la génisse rousse sont rassemblées en un lieu pur, ainsi les résultats des douloureuses expériences des Anciens Dignes seront une provision de bénédictions, d'instructions et d'aide par lesquelles, lorsqu'ils auront été faits « princes » subordonnés dans le Royaume, ils aideront au travail de rétablissement. Chaque pécheur pardonné, qui désirera être parfaitement purifié devra non seulement se laver avec de l'eau (vérité), mais il devra aussi s'appliquer les instructions de ces « princes », — ces instructions étant typifiées par l'aspersion des cendres de la génisse, qui représentent les leçons salutaires de foi et d'obéissance que cette classe apprit par l'expérience — Ex. 12 : 22 ; Lév. 14 : 4, 49 ; Ps. 51 : 7 ; Héb. 9 : 19.

PLEIN SALUT

 

Chantons en tous lieux la nouvelle

Du libre et plein salut

De l'humanité, pour laquelle

L'an jubilaire échut.

 

Vous qui pleurez, criez de joie !

Yeux clos dessillez-vous !

Pour vous, captifs, s'ouvre la voie !

Au Sauveur, chantez tous !

 

Chantons à Christ notre allégresse

Pour son don émouvant ;

Paix sur terre, aux hommes sagesse

Et gloire au Dieu vivant !

 

Salut délivrance.

Don de Dieu par la foi ;

Salut délivrance,

Par Christ Seigneur et Roi !

 

(Hymne n°36)

*  *  *

CHAPITRE VIII

AUTRES TYPES SIGNIFICATIFS

Les poteaux du parvis. Les courtines blanches. Les agrafes d'argent. Les poteaux de la porte du Saint et du Très-Saint. La table d'or. Le chandelier d'or. Les Sacrificateurs-antitypes qui voient les choses cachées et les Lévites qui ne les voient pas. L’Autel d'or. L'Arche de l'Alliance dans le Très-Saint. Son contenu et sa signification. Le propitiatoire. Les deux chérubins. Le Sacrificateur sans tache. Le Mystère caché dans tous les âges.

*  *  *

Dans la description précédente nous avons, à dessein, omis de donner l'explication de quelques détails intéressants, qui peuvent être mieux compris maintenant par ceux qu'une étude soigneuse a mis à même d'avoir une claire compréhension du grand plan général du Tabernacle, de ses services et de sa signification typique.

Les poteaux, qui se trouvaient dans le « Parvis » et soutenaient les courtines blanches, représentaient les croyants justifiés, — le « Parvis », comme nous l'avons déjà vu, représentait la condition justifiée. Les poteaux étaient de bois, substance corruptible, impliquant ainsi que ceux que cette classe typifiait ne sont pas réellement parfaits comme êtres humains ; car, du moment que la perfection humaine était représentée dans le type par le cuivre, ces poteaux auraient dû être, soit en cuivre ou recouverts de cuivre pour représenter des êtres humains réellement parfaits. Mais, bien que faits de bois ils étaient enchâssés dans des socles de cuivre, ce qui nous enseigne que, bien que réellement imparfaits, leur position est celle d'êtres humains parfaits. Il est impossible de représenter plus clairement la justification par la foi.

Les courtines blanches, qui étaient soutenues par ces poteaux et qui formaient le « Parvis », représentaient bien la même justification ou pureté. Ainsi, les justifiés devraient maintenir continuellement aux yeux du monde, (le « Camp ») le lin pur, qui représente la justice de Christ comme étant leur couverture.

Les agrafes d'argent, par lesquelles les courtines étaient retenues aux poteaux, symbolisent la Vérité, L'argent est un symbole général de vérité. Les croyants justifiés, représentés par les poteaux dans le « Parvis », peuvent ainsi réellement et véritablement dire que la justice de Christ couvre toutes leurs imperfections (Ex. 27 : 11 à 17). De plus, c'est seulement par l'aide de la Vérité qu'ils sont capables de persévérer dans leur justification.

Les poteaux de la porte à l'entrée du Tabernacle à la « porte » du « Saint » — étaient couverts par le premier « Voile ». Ils étaient complètement différents des poteaux du « Parvis », et représentaient les « nouvelles-créatures » en Christ — les saints consacrés. La différence qui existe entre ces poteaux et ceux du « Parvis », représente la différence entre la condition des croyants justifiés et celle des croyants sanctifiés. Nous avons vu que la consécration jusqu'à la mort d'un homme justifié est la voie pour entrer dans le « Saint » — en passant par le premier « Voile », qui est la mort de la volonté humaine, de l'esprit charnel. Ces poteaux devraient donc illustrer ce changement, et il en est ainsi, car ils étaient recouverts d'or, symbole de la nature divine. Leur base, appuyée sur des socles de cuivre, représentait comment « nous avons ce trésor [la nature divine] dans des vases de terre » (2 Cor. 4 : 7) ; c'est-à-dire que notre nouvelle nature est toujours basée et repose sur notre humanité justifiée. Nous devons nous rappeler que cela correspond exactement avec ce que nous avons trouvé comme étant le symbole du « Saint », c'est-à-dire, notre place ou position comme Nouvelles-Créatures, non parfaites encore — Ex. 26 : 37.

Les poteaux de la porte du « Très-Saint » étaient en dedans du second « Voile », et représentaient ceux qui passent entièrement de l'autre côté de la chair (voile) dans la perfection de la condition spirituelle. Ces poteaux étaient construits de façon à illustrer cela pleinement. Ils étaient recouverts d'or, représentant la nature divine mais ils ne reposaient pas sur des socles de cuivre — ne dépendant plus d'aucune condition humaine — ils reposaient sur des socles d'argent (réalité, sincérité, vérité) et semblent nous dire : lorsque vous pénétrerez en dedans de ce voile vous serez parfaits — réellement et véritablement de Nouvelles-Créatures — Ex. 26 : 32.

La Table d'Or qui, dans le « Saint », portait les pains de proposition, représentait l'Église comme un tout — y compris Jésus et les Apôtres — tous les sanctifiés en Christ qui servent « en portant la parole de vie » (Phil. 2 : 16). Le grand travail de la véritable Église, durant cet Age, a été de nourrir, de fortifier et d'éclairer tous ceux qui entrent dans la condition spirituelle d'alliance. L'Épouse de Christ doit se tenir prête (Apoc. 19 : 7). Le témoignage au monde durant l'Age présent est tout à fait secondaire et accidentel. La pleine bénédiction du monde suivra, au « propre temps » de Dieu, lorsque l'Age de l'Évangile (le Jour de réconciliation-antitype avec ses offrandes pour le péché) sera terminé [Note II].

Le Chandelier d'Or, qui se trouvait placé du côté opposé à la Table d'or, et qui éclairait tout ce qui était dans le « Saint », était d'or, forgé au marteau tout d'une pièce. Il avait sept branches, dont chacune soutenait une lampe, ce qui faisait sept lampes en tout — soit un nombre parfait ou complet. Cela représentait l'Église entière, depuis la Tête, Jésus, jusque et y compris le dernier membre du « Petit Troupeau », qu'il retire du milieu des hommes pour les faire participants de la nature divine (l'or). Notre Seigneur dit : « Les sept chandeliers que tu as vus sont les sept églises » (Apoc. 1 : 20) — l'église unique dont les sept stages ou développements furent symbolisés par les sept congrégations de l'Asie Mineure (Apoc. 1 : 11). Oui, ce chandelier représentait l'Église entière des premiers-nés — non pas l'église nominale, mais la véritable Église, celle dont les noms sont écrits dans les cieux — les vrais porte flambeaux — la « Sacrificature Royale ».

Sa forme était un travail merveilleux — à un fruit et une fleur succédaient un fruit et une fleur — ce qui représentait que, du premier au dernier membre, la véritable Église est belle et féconde. La lampe placée au sommet de chaque branche était façonnée en forme d'amande ; nous en verrons la signification, lorsque nous considérerons celle de la verge d'Aaron.

La lumière de cette lampe était produite par de l'huile d'olives « battue » ou raffinée ; et les lampes devaient être gardées toujours allumées. Cette huile était le Symbole du saint Esprit et sa lumière représentait l'illumination sainte — l'Esprit de la vérité. Les sacrificateurs seuls jouissaient de sa lumière, car il n'était permis à personne d'autre de la voir et d'en profiter. Ainsi était représenté l'esprit ou la mentalité de Dieu, donné pour éclairer l'Église sur les choses profondes de Dieu qui sont entièrement cachées à l'homme naturel (1 Cor. 2 :14), quand bien même il est un croyant — un homme justifié (un Lévite). Seuls ceux qui sont vraiment consacrés, la « Sacrificature Royale », sont autorisés à voir cette lumière profondément cachée dans le « Saint ». Les sacrificateurs, (le Corps consacré de Christ) ont toujours accès dans le « Saint » ; c'est leur droit et leur privilège ; elle a été projetée pour eux (Héb. 9 : 6). La classe lévitique ne peut pas voir ce qui est en dedans, à cause du voile de l'esprit [« mind » — Trad.] humain qui se met entre elle et les choses sacrées ; la seule manière d'écarter ce voile est de consacrer et de sacrifier totalement la volonté et la nature humaines.

Les lampes devaient être mouchées et remplies chaque matin et chaque soir par le Souverain Sacrificateur — Aaron et ses fils qui lui succédaient dans sa charge (Ex. 27 : 20, 21 ; 30 : 8). Ainsi notre Souverain Sacrificateur nous remplit journellement, de plus en plus, de l'Esprit de Christ, et nettoie les scories de la vieille nature — la mèche par laquelle le saint Esprit opère.

SACRIFICATEURS ET LÉVITES-ANTITYPES

N'avons-nous pas été quelquefois embarrassés de savoir pourquoi certaines personnes religieuses ne peuvent voir autre chose que des choses naturelles — ne peuvent discerner les profondes vérités spirituelles de la Parole ? Pourquoi elles peuvent discerner le rétablissement pour les hommes naturels, mais ne peuvent pas voir l'appel divin, céleste ? Ces leçons du Tabernacle nous montrent pourquoi il en est ainsi. Ils sont frères dans la justification, de la « maison de la foi », mais non frères en Christ — n'étant pas pleinement des consacrés, — n'étant pas des sacrificateurs. Ils sont des Lévites — dans le « Parvis », ne s'étant jamais consacrés, comme sacrificateurs, pour sacrifier leurs droits et leurs privilèges humains ; par conséquent, ils ne peuvent entrer dans le « Saint », ni voir les choses qui n'ont été préparées que pour la classe sacerdotale. « Ce que l'œil [naturel] n'a pas vu, et que l'oreille n'a pas entendu, qui n'est pas monté au cœur de l'homme, les choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Mais Dieu nous les a révélées [à nous qui par la consécration sommes devenus de « nouvelles-créatures », appelés à devenir « participants de la nature divine »] par son Esprit [la lumière de la lampe], parce que l'Esprit sonde [révèle] toutes choses, même les choses profondes [cachées] de Dieu » — 1 Cor. 2 : 9,10.

L'Église nominale a toujours renfermé à la fois les classes justifiée et sanctifiée — des Lévites et des Sacrificateurs — aussi bien que des hypocrites. Certaines parties des lettres de l'Apôtre Paul étaient adressées à la classe justifiée (Lévites) qui n'était pas entièrement consacrée. Ainsi, il écrit aux Galates que « ceux qui sont de Christ ont crucifié la chair avec ses affections et ses convoitises » (Gal. 5 : 24). Il semble impliquer ainsi que quelques-uns, seulement d'entre eux s'étaient soumis à l'appel de l'Évangile pour le sacrifice — la crucifixion de la chair.

C'est dans le même sens qu'il écrit aux Romains (12 : 1) : « Je vous exhorte, donc, frères [croyants — justifiés par la foi en Christ — des Lévites], par les compassions de Dieu [manifestées dans notre justification par Christ], à présenter vos corps en sacrifice vivant [que vous vous consacriez entièrement — devenant ainsi des sacrificateurs], saint, agréable à Dieu ». Tous ceux qui, de cœur, renoncent au péché et acceptent la grâce de Dieu en Christ sont justifiés gratuitement par la foi en Jésus, — Dieu les acceptant comme s'ils étaient sans péché, ou saints. Et Dieu a déclaré lui-même qu'il veut accepter par Christ de tels sacrificateurs et leurs offrandes durant ce Jour de réconciliation (l'Age de l'Évangile) et jusqu'à ce que le nombre des élus de la Sacrificature Royale soit complété. C'est « maintenant le temps favorable » — le temps où de telles offrandes seront acceptées. Comme nous l'avons vu, Dieu acceptera les sacrifices du monde, et ce sera toujours la seule bonne course à poursuivre, — rendre à l'Éternel leurs êtres rachetés. Mais, lorsque cet Age sera terminé, le sacrifice jusqu'à la mort et les souffrances ne seront plus permis — de tels sacrifices seront impossibles lorsque le nouvel Age et ses règlements auront été inaugurés.

Il semble évident que, de beaucoup, la grande proportion des membres des églises primitives (beaucoup plus encore dans le mélange mondain moderne, la « Babylone » de confusion du jour présent) n'étaient pas consacrés jusqu'à la mort, et par conséquent ne faisaient pas partie de la « sacrificature royale »-antitype, mais étaient simplement des Lévites, faisant le service du Sanctuaire, mais ne sacrifiant pas.

En jetant un coup d'œil en arrière sur le type dans la Loi, nous trouvons qu'il y avait 8.580 Lévites établis dans le service typique, tandis qu'il n'y avait que cinq sacrificateurs désignés pour la sacrificature typique (Nomb. 4 : 46-48 ; Ex. 28 : 1). Il se pourrait qu'il en soit de ceci comme de beaucoup d'autres aspects des « figures », et qu'il y avait là une intention d'illustrer la proportion des croyants justifiés et de ceux qui se sont sacrifiés et se sont consacrés. Bien que de nos jours l'église nominale se chiffre par millions, cependant en ne comptant pas les hypocrites, et en supposant que sur dix-sept cents croyants un seul soit un sacrifice vivant (c'est bien peu, et cependant c'est dans une proportion exacte avec le type), il paraît tout à fait évident que le Seigneur ne se trompait pas lorsqu'il déclarait que (la « Sacrificature Royale ») ceux qui recevraient le Royaume seraient « un petit troupeau » (Luc 12 : 32). Et lorsque nous nous rappelons que, sur les cinq sacrificateurs, deux furent détruits par l'Éternel comme symbole de la mort (*) [(Note parue dans l'édition anglaise de 1915) : Quand nous arrivons, à discerner plus clairement le haut degré de caractère exigé de tous ceux auxquels sera toujours accordée la vie éternelle sur un plan quelconque, et combien peu semblent faite sérieusement profession d'amour parfait ou d'efforts pour y parvenir comme principe directeur de leurs vies, nous sommes conduit à nous demander si les deux fils d'Aaron qui furent détruits par l'Éternel ne le furent pas à dessein pour typifier la grande proportion des consacrés et des engendrés de l'esprit qui n'atteignirent pas au haut niveau du cœur nécessaire, et qui, en conséquence, ne seront dignes de quelque vie que ce soit, mais, au contraire, sombreront dans l'oubli — la seconde mort. [Note 1]] des sacrificateurs négligents et infidèles, nous trouvons que la proportion de 3 sacrificateurs à 8.580 lévites n'est seulement que d'un sur 2.800.

Le fait que nous voyons des croyants qui s'efforcent de mettre de côté leurs péchés n'est pas une preuve qu'ils sont des « sacrificateurs », parce que les Lévites, tout aussi bien que les sacrificateurs, doivent pratiquer la « circoncision du cœur » — « rejetant les impuretés (péchés] de la chair ». Tout cela est symbolisé par la Cuve d'eau qui se trouvait dans le « Parvis », et dans laquelle à la fois les sacrificateurs et les Lévites se lavaient. Un esprit de douceur, de bonté, de bienveillance et de moralité, n'indique pas toujours non plus une consécration à Dieu. Ces qualités appartiennent à un homme naturel parfait (l'image de Dieu), et, occasionnellement, elles survivent, en partie, aux ruines de la chute. Mais il n'est pas rare que de telles marques évidentes, dans l'église nominale, tiennent lieu de preuves d'une pleine consécration.

De même, lorsque nous voyons des croyants qui se consacrent à quelque bonne œuvre de réforme politique ou morale, cela n'est que la preuve qu'ils se sont consacrés à une œuvre, et n'implique pas qu'ils se sont consacrés à Dieu. Quel que soit le travail à accomplir, la consécration à Dieu dit : « Je prends mes délices à faire ta volonté, ô Dieu. Ta volonté — la tienne seule — soit faite ». Alors, la consécration à Dieu assurera une recherche de Son Plan révélé dans Sa Parole, afin que nous puissions être capables de nous dépenser et d'être dépensés pour lui dans son service, d'accord avec Son Plan tel qu'il l'a arrangé et révélé.

Ne soyons donc pas étonnés s'il y en a si peu qui soient amenés à voir les glorieuses beautés à l'intérieur du Tabernacle : il n'y a que les sacrificateurs qui peuvent les voir. Les Lévites n'en savent que ce qui leur en est dit. Ils n'ont jamais vu la lumière cachée et sa beauté ; ils n'ont jamais mangé des « pains de proposition », ni offert l'encens agréable sur « l'Autel d'or ». Non ! pour jouir de cela ils doivent passer de l'autre côté du « Voile » — dans une entière consécration à Dieu, par le sacrifice durant le Jour de Réconciliation.

L'Autel d'Or qui était dans le « Saint » semblerait représenter le « Petit Troupeau », l'Église consacrée dans sa condition actuelle de sacrifice. De cet autel monte le suave encens qui est agréable à Dieu par Jésus-Christ — les services volontaires des sacrificateurs : leurs louanges, leur obéissance volontaire — toutes choses qu'ils font à la gloire de Dieu. Ceux qui offrent ainsi un encens agréable à Dieu (1 Pi. 2 : 5) viennent véritablement dans l'intimité de leur Père — tout près du « Voile » qui les sépare du « Très Saint » et, s'ils ont des requêtes à adresser ils peuvent les présenter avec l'encens — « beaucoup de parfums avec les prières des saints » (Apoc. 8 : 3). Les prières de ces sacrificateurs de Dieu sont efficaces. Notre Seigneur Jésus gardait l'encens continuellement brûlant, et il pouvait dire : « Je sais que tu m'exauces toujours » (Jean 11 :  42). C'est ainsi que les sacrificateurs, « membres de son Corps », seront toujours entendus s'ils offrent continuellement l'encens de la foi, de l'amour et de l'obéissance à Dieu, mais aucun de ceux qui ne gardent pas leur alliance, ne doit s'attendre à ce que ses requêtes soient reconnues « Si vous demeurez en moi et que mes paroles [mes enseignements] demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et il vous sera fait » (Jean 15 : 7). La nécessité d'une claire conception des enseignements de Christ pour nous guider dans nos requêtes et nos désirs, afin que nous ne « demandions » pas « mal », et en désaccord avec le Plan de Dieu, est clairement montrée par ce passage, mais elle est rarement remarquée.

Par les types que nous avons précédemment considérés, nous avons appris quelque chose de la gloire du « Très Saint » (la condition divine parfaite) de laquelle aucun homme ne peut approcher (1 Tim. 6 : 16), mais dans laquelle les « nouvelles-créatures en Christ Jésus », rendue participantes de la nature divine — viendront finalement, lorsque le Corps de Christ entier, la « Sacrificature Royale » aura achevé l'offrande de l'encens et que le nuage de parfum les précédant en la présence de Jéhovah leur permettra de vivre au-delà du « Voile », étant rendues agréables à Dieu, par Jésus-Christ, leur Seigneur.

DANS LE TRÈS-SAINT

L'Arche de l'Alliance ou « Arche du Témoignage », était le Seul meuble qui se trouvait dans le Très-Saint (Voyez Héb. 9 : 2 à 4 et les annotations de la Diaglott et de la version française Crampon) ; son nom suggère qu'elle est la matérialisation du Plan de Jéhovah, Plan qu'Il s'était proposé en Lui-même avant le commencement de la création — avant que le plus petit développement de Son Plan fût commencé. Elle représentait l'éternel dessein de Dieu — l'arrangement prévu des richesses de Sa grâce pour l'humanité dans le Christ (Tête et Corps) — « le mystère caché » (*) [ETUDES DANS LES ECRITURES Volume 1, chap. 5]. C'est pourquoi l'arche représente Christ Jésus et Son épouse le « Petit Troupeau » qui doivent devenir participants de la nature divine et être revêtus de puissance et d'une grande gloire — le prix de notre Haut-Appel — la joie placée devant notre Seigneur, et devant tous les membres de son Corps.

Comme nous l'avons déjà dit, c'était un coffre rectangulaire, recouvert d'or, représentant la nature divine accordée à l'Église glorifiée. Il contenait les deux Tables de la Loi (Deut. 31 : 26), la Verge d'Aaron qui avait fleuri (Nom. 17 : 8), et le Vase d'or plein de manne (Ex. 16 : 32). La Loi montrait comment le Christ subirait pleinement toutes les exigences de la Loi parfaite de Dieu, et aussi qu'Il recevrait de plein droit l'autorité légale comme exécuteur de la Loi.

La justice de la Loi fut réellement accomplie en notre Tête, et elle est aussi considérée comme accomplie en toutes les Nouvelles-Créatures en Christ, « qui marchent, non selon la chair, mais selon l'Esprit » ; c'est-à-dire, qui marchent dans l'obéissance au nouvel esprit (Rom. 8 : 1). Les infirmités de la vieille nature, que nous crucifions journellement, ayant été couvertes une fois, par le prix payé pour notre rançon, ne nous sont plus de nouveau imputées — aussi longtemps que nous demeurons en Christ.

Quand il est écrit que la « justice de la loi est accomplie en nous », cela signifie que la fin de notre course (la perfection), est portée à notre compte parce que nous marchons après ou vers cette perfection réelle qui, lorsque nous l'aurons atteinte, sera la condition du « Très-Saint », représentée par l'Arche de l'Alliance.

LE CONTENU DE L'ARCHE

La «  Verge d'Aaron qui avait fleuri » montrait le caractère d'élus de tout le Corps de Christ, comme membres de la « Sacrificature Royale ». Lorsque nous lisons Nombres 17, nous voyons que la verge fleurie signifiait l'acceptation par Jéhovah, d'Aaron et de ses fils — la sacrificature typique, représentants de Christ et de l'Église — comme étant les seuls individus qui puissent remplir l'office de médiateur du sacrificateur. Cette verge représentait donc l'acceptabilité de la « Sacrificature royale » : — le Christ, Tête et Corps. La verge avait fleuri et porté des amandes. L'amandier a ceci de particulier que les fruits en formation apparaissent avant les feuilles. Il en est de même pour la « Sacrificature royale » : ils sacrifient ou commencent à porter du fruit avant que les feuilles des manifestations ne paraissent.

Le Vase d'Or plein de manne représentait l'immortalité comme étant une des possessions du Christ de Dieu. Sans doute notre Seigneur Jésus faisait-il allusion à cela lorsqu'il dit : « A celui qui vaincra je lui donnerai à manger de la manne cachée ». — Apoc. 2 : 17.

La manne était le pain qui vint des cieux pour soutenir la vie d'Israël. Elle représentait le pain vivant que Dieu envoya au monde par Christ. Mais de même qu'il était nécessaire que les Israélites récoltassent chaque jour cette manne, sinon ils auraient été dans le besoin et seraient morts de faim, ainsi le monde devra s'approvisionner constamment de vie et de grâce, s'il veut vivre éternellement.

A ceux qui deviennent cohéritiers de Christ, membres du Corps oint, Dieu fait une offre spéciale d'une sorte de manne particulière, la même et cependant différente de celle qui est donnée aux autres — « la manne cachée ». Une particularité de la manne de ce vase c'était d'être incorruptible, illustrant ainsi très bien la condition immortelle et incorruptible promise à tous les membres de la « Semence » l'Église. La manne, ou soutien de la vie, envoyée à Israël n'était pas incorruptible, et c'est à cause de cela qu'on devait la ramasser chaque jour. Ainsi ceux du monde qui obéiront et qui seront bientôt reconnus comme de vrais Israélites seront pourvus de la vie éternelle, mais sous la condition de s'en approvisionner et de la renouveler ; tandis qu'aux membres du « Petit Troupeau » qui sous les conditions actuelles défavorables, sont de fidèles « vainqueurs », il sera donné une part incorruptible — l'immortalité. (*) [ETUDES DANS LES ECRITURES, Volume 1, p. 216 (nouvelle édition)] — Apoc. 2 : 17.

Ici donc, dans l'Arche d'or, était représentée la gloire qui doit être révélée dans le divin Christ : dans la verge fleurie, la sacrificature choisie de Dieu ; dans les tables de la Loi, le juste Juge ; dans la manne incorruptible du Vase d'or, l'immortalité, la nature divine. Au-dessus de cette Arche, et lui constituant un couvercle ou chapiteau, se trouvait :

« Le Propitiatoire », table d'or massif aux deux extrémités de laquelle, et du même morceau de métal, étaient formés deux chérubins avec leurs ailes étendues comme s'ils étaient prêts à voler, leurs faces tournées vers le centre de la table sur laquelle ils se trouvaient placés. Entre les chérubins, sur le « Propitiatoire », une brillante lumière représentait la présence de Jéhovah.

Comme l'Arche représentait le Christ, ainsi le « Propitiatoire », la Lumière glorieuse et les Chérubins, représentaient ensemble Jéhovah Dieu — la « Tête du Christ c'est Dieu » (1 Cor. 11 : 3). Il en est de Jéhovah comme de Christ : il est ici représenté par des choses qui illustrent les attributs de Son caractère. La lumière, appelée la « gloire de la Shékinah », représentait Jéhovah Lui-même comme la Lumière de l'univers, de même que Christ est la Lumière du monde. Cela est abondamment témoigné par de nombreux passages bibliques : « Toi, qui es assis entre les chérubins, fais luire ta splendeur » — Ps. 80 : 1 ; 1 Sam. 4 : 4 ; 2 Sam. 6 : 2 ;  Esaïe 37 : 16.

Les humains ne peuvent entrer dans la présence de Jéhovah : c'est pourquoi les Sacrificateurs royaux, Tête et Corps, représentés par Aaron, doivent devenir de Nouvelles-Créatures, « participants de la nature divine », (ayant crucifié et enseveli la nature humaine), avant de pouvoir paraître dans la présence de cette gloire excellente.

La plaque d'or appelée le « Propitiatoire », (parce que c'est dessus que le sacrificateur offrait le sang des sacrifices qui était la propitiation ou satisfaction des exigences de la justice divine), représentait le principe immuable du caractère de Jéhovah — la Justice. Le trône de Dieu est basé ou établi sur la Justice. « La justice et le jugement sont les bases de ton trône » — Ps. 89 : 14 ; Job 36 : 17 ; 37 : 23 ; Esaïe 56 : 1 ; Apoc. 15 : 3.

L'apôtre Paul emploie le mot grec (hilasterion} pour Propitiatoire, lorsqu'en parlant de notre Seigneur Jésus, il dit : — « Que Dieu a présenté pour propitiatoire (*) [ou siège de miséricorde]... [Le mot hilasterion a été mal traduit par quelques traducteurs de la version commune de la Bible par « propitiation ». Le mot hilasmos qui signifie satisfaction, est convenablement traduit par « propitiation » en 1 Jean 2 : 3 et 4 : 10.] afin de montrer sa justice... en sorte qu'il soit juste et justifiant celui qui est de la foi de Jésus ». — D. (Rom. 3 : 25, 26). La pensée émise ici est d'accord avec ce qui a été présenté plus haut. La Justice, la Sagesse, l'Amour et la Puissance sont de Dieu, aussi bien que le Plan par lequel tous ceux-ci coopèrent au salut humain : mais il a plu à Dieu que toute Sa propre plénitude habitât en Son Fils bien-aimé, notre Seigneur Jésus, et soit représentée par Lui à l'humanité. Ainsi, dans le type, le Souverain Sacrificateur sortant du Très Saint, était le vivant représentant de la Justice, de la Sagesse, de l'Amour et de la Puissance de Jéhovah envers les hommes — le représentant vivant de la miséricorde, du pardon et de l'apaisement divins. Bien que l'être divin soit voilé, caché aux yeux des humains, Ses attributs divins sont destinés à être manifestés à tous les hommes par notre grand Souverain Sacrificateur, qui, comme le vivant Propitiatoire s'approchera de l'humanité à la clôture de cet Age et fera comprendre, à tous, les richesses de la grâce divine.

Les deux Chérubins représentaient deux autres éléments du caractère de Jéhovah tels qu'ils sont révélés dans sa Parole ; c'est-à-dire, l'Amour divin et la Puissance divine. Ces attributs, la Justice, principe fondamental et l'Amour et la Puissance de la même qualité ou essence, et extraits d'elle (la Justice) sont en parfaite harmonie. Ils sont tous faits d'une seule pièce ; ils sont tout a fait un ; ni l'Amour, ni la Puissance ne peuvent s'exercer avant que la Justice n'ait été pleinement satisfaite. Alors ils voleront pour aider, pour relever et pour bénir. Ils sont prêts à prendre leur vol, mais attendent, regardant à l'intérieur vers le « propitiatoire », vers la Justice, pour savoir quand il faudra agir.

Lorsque le Souverain Sacrificateur s'approchait avec le sang des sacrifices de réconciliation, il n'en répandait pas sur les Chérubins.

Non : la Puissance divine, pas plus que l'Amour, ne réclament le sacrifice ; c'est pourquoi il n'était pas nécessaire que le Souverain Sacrificateur aspergeât les Chérubins. De même que c'est la Justice qui a dit : « Le salaire du péché, c'est la mort », c'est cette même Justice ou cette qualité ou attribut de Dieu qui ne veut par aucun moyen acquitter le coupable. Quand, par conséquent, le Souverain Sacrificateur, voudrait donner une rançon pour les pécheurs, c'est à la Justice qu'elle doit être payée. De là apparaît la convenance de la cérémonie consistant à répandre le sang sur le Siège de miséricorde le PROPITIATOIRE.

L'amour fit naître le Plan de rédemption tout entier. C'est parce que Dieu a tant aimé le monde qu'il a envoyé son Fils unique pour le racheter en payant à la Justice le prix de sa rançon. Ainsi l'Amour a été actif, préparant la rédemption depuis que le péché est entré ; et même « avant la fondation du monde » — 1 Pierre 1 : 20.

« L'Amour d'abord trouva la voie

 pour sauver l'homme pécheur »

Lorsque les sacrifices du Jour de réconciliation (taureau et bouc) sont terminés, l'Amour, attend pour voir les résultats de son plan. Quand le sang est versé, la Justice crie : « C'est assez, tout est accompli » Alors le moment arrive où l'Amour et la Puissance pourront agir, et ils prendront leur vol pour bénir la race rachetée. Lorsque la Justice est satisfaite, la Puissance commence son action de concert avec l'Amour, en employant le même agent — Christ, l'Arche ou sûr dépositaire des faveurs divines.

La parenté et l'unité de cette famille divine — le Fils et son Épouse, représentés par l'Arche, en harmonie et unité avec le Père, représentées par le couvercle — étaient montrées par ce fait que le Propitiatoire était le couvercle de l'Arche, et en était ainsi une partie — son sommet ou sa Tête. De même que la Tête de l'Église est Christ Jésus, ainsi la Tête du Christ dans son entier, est Dieu (1 Cor. 11 : 3). C'est là l'unité pour laquelle Jésus priait, disant : « Je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donnés » — « afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi, qu'eux aussi soient un en nous et que le monde croie [alors] ». Jean 17 : 9, 21.

LE SACRIFICATEUR DOIT ÊTRE SANS TACHE

Il est significatif également que tout membre de la sacrificature qui avait une tare à l'œil, à la main, au nez, au pied, ou quelque part, ne pouvait remplir la charge de Sacrificateur (Souverain Sacrificateur), pas plus que celui qui avait quelque superfluité, tel qu'un doigt de plus à la main ou au pied. Cela enseigne que chaque membre du Corps de Christ glorifié, sera complet — il n'y manquera rien ; et aussi que dans ce « Petit Troupeau » il n'y en aura ni un de plus, ni un de moins, mais exactement le nombre préconnu et pré-ordonné. Lorsque le Corps de Christ sera définitivement complet il n'y sera plus ajouté personne, — aucune superfluité. C'est pourquoi, tous ceux qui ont été « appelés » par ce « haut-appel », à devenir membres, chacun en particulier, du Corps de Christ, et qui l'ont accepté, doivent rapidement chercher à affermir (comme membres de ce « Petit Troupeau ») leur appel et leur élection, en courant pour obtenir le prix. Si quelqu'un par son insouciance, manque d'atteindre le prix, quelqu'un d'autre le gagnera à sa place, parce que le Corps doit être complet ; il n'y manquera aucun membre, et il ne doit y en avoir aucun de superflu. « Prends garde que personne ne ravisse ta couronne » — Apoc. 3 :11.

« LE MYSTÈRE CACHÉ DÈS LES AGES

ET DÈS LES GÉNÉRATIONS »

— COL. 1 : 26

C'est une chose surprenante pour quelques-uns, que la gloire et la beauté du Tabernacle — sa clôture d'or, son ameublement d'or, merveilleux et si riche, ses voiles d'un si curieux travail — étaient si complètement couverts et cachés aux yeux du peuple ; que même la lumière solaire venant du dehors en était exclue — sa seule lumière étant la Lampe du Saint et la gloire de la Shékinah du Très Saint. Mais cela est en parfaite harmonie avec les leçons que nous avons reçues de ses services. De même que Dieu avait couvert le type et caché sa beauté sous des courtines de tissus grossiers et de peaux de chèvres déplaisantes, ainsi les gloires et les beautés des choses spirituelles ne sont vues seulement que par ceux qui entrent dans la condition consacrée — la « Sacrificature Royale ». Ceux-là entrent dans un état caché, mais glorieux, qui n'est pas apprécié par le monde ni par ceux qui sont en dehors. Leurs glorieuses espérances ainsi que leur état de « nouvelles-créatures » sont cachés pour leurs compagnons.

Ceux-ci sont de divine race

Tous enfants de l'éternel Roi ;

Héritiers des biens de la grâce

Ils sont heureux sous cette loi.

 

Pourquoi sont-ils sans apparence.

Persécutés, désapprouvés ?

Ils apprennent l'obéissance,

L’amour, avant d'être élevés.

 

DIEU RÉVÉLERA SON ŒUVRE

 

Dieu met un mystère troublant

Autour de Son ouvrage ;

Ses pas marquent le flot tremblant,

Il chevauche l'orage.

 

Du fond de l'insondable Sein

De Son art infaillible,

Il sort dessein après dessein

Et tout Lui est possible.

 

Vous saints craintifs, levez le front !

Le ciel vous inquiète ?

Les noirs nuages couvriront

De bienfaits votre tête.

 

Ne jugez pas Dieu par vos sens,

Mais croyez en Sa grâce ;

Sous des abords durs et glaçants,

Règne une douce face.

 

Ses plans voient le jour arriver

De leur fin graduelle ;

Si le bouton, âcre, est trouvé,

La fleur sera plus belle.

 

L'impie est sûr d'égarement ;

Devant Son oeuvre  il erre ;

Dieu est Son propre truchement,

Lui seul la rendra claire.

(H. M. N° 63).

QUELQUES NOTES SUR LES FIGURES DU TABERNACLE

 

NOTE I — POUR LES PAGES 40,121

Comme l'indique la note en bas de la page 121 (n'existait pas dans l'édition française, mais a été reproduite dans la V. P. N° 67, p. 13, 2e col. bas — Trad.) notre Pasteur abandonna la pensée que les deux fils d'Aaron qui furent mis à mort pour avoir offert un feu étranger (Lév. 10 : 1-11) représentent deux classes — Nadab (obstiné) la classe de la Seconde-Mort et Abihu (il est mon père) la Grande Foule, et en vint à voir que les deux représentent des membres de la Seconde-Mort. Il pensa tout d'abord trouver l'idée de deux classes différentes typifiées par les significations de leurs noms. Mais comme le texte n'indique aucune différence dans la manière dont ils moururent et comme nous le voyons à présent, Nadab typifie des Nouvelles-Créatures qui enseignèrent de fausses doctrines dans la Parousie et Abihu typifie des Nouvelles-Créatures qui enseignent de fausses doctrines maintenant, dans l'Épiphanie [écrit en 1937] ; leurs actes, culpabilité et châtiment étant identiques dans le type, il est évident qu'ils typifient les membres de la même classe — la classe de la Seconde-Mort. Les faits accomplis nous permettent de voir plusieurs différences entre eux : (1) ils officient à des moments différents, Nadab-antitype dans la Parousie et Abihu-antitype dans l'Épiphanie et (2) ils conduisent partiellement différentes sortes de criblages Nadab-antitype conduisit spécialement les cinq criblages de la Seconde-Mort de la Parousie, tandis qu'Abihu-antitype conduit des criblages de la Grande Foule dans l'Épiphanie. Le fait que le dernier est en train de conduire des criblages de la Grande Foule est la chose à laquelle fait allusion la signification de son nom, et non qu'il soit un type de la Grande Foule. Le fait que dans l'ordre où ils sont mentionnés ils représentent des membres de la Seconde-Mort, faux instructeurs dans la Parousie et l'Épiphanie, est analogue aux types de Jannès et de Jambrès (Exode 7 : 11, 12 ; 2 Tim. 3 : 1-9) et de Moïse et Aaron frappant le rocher deux fois (Nomb. 20 : 7-13 ; Héb.  6 : 6 ; 10 : 29) ; Jannès et Moïse typifiant différentes sortes de faux instructeurs membres de la Seconde-Mort de la Parousie, et Jambrès et Aaron typifiant différentes sortes de faux instructeurs membres de la Seconde-Mort de l'Épiphanie.

NOTE Il — POUR LA PAGE 50

Comme le montre notre Pasteur dans le livre « CE QU'A DIT LE PASTEUR RUSSELL » (en anglais — Trad.) p. 26, question 4 (que nous reproduisons plus loin pour le bénéfice des lecteurs français — Trad.), il en vint à voir que, dans l'antitype, le jour de Réconciliation est la période entière d'oct. 29 après J.-C., jusqu'à oct. 2874 et inclut par conséquent les Ages de l'Évangile et du Millénium. Il montre que ceci est compris dans la signification du mot « atonement » (voir V.P. N° 59-60, p. 74, 2e col. — Trad.) réconciliation, en comparaison des faits de l'antitype. Le mot réconciliation implique que les deux parties en désaccord se sont remises d'accord. Au moyen des sacrifices de l'Age de l'Évangile, Dieu se réconciliera avec le monde lorsque le mérite de Jésus dans ces sacrifices Lui sera offert pour le monde au commencement du Millénium, et le monde entrant en harmonie avec la volonté de Dieu grâce au ministère de Christ dans le Millénium, se réconciliera avec Dieu, ce qui complétera la réconciliation, « at-one-ment ». La partie du service du jour de Réconciliation qui était remplie par Aaron exerçant son ministère dans ses vêtements de lin pour le sacrifice, typifie la partie du service du Jour-antitype de Réconciliation appartenant à l'Age de l'Évangile ; et cette partie du service du jour de Réconciliation qui était remplie par Aaron exerçant son ministère dans les vêtements de gloire et de beauté typifie cette partie des services du Jour-antitype de Réconciliation appartenant à l'Age millénaire.

NOTE III — POUR LA PAGE 71

Notre Pasteur fut incertain au sujet de l'aspersion du sang du Bouc-antitype pour l'Éternel se faisant avant le commencement du travail concernant la Bouc-antitype pour Azazel, et il suggéra que la certitude ne serait obtenue que lorsque les faits accomplis seraient devant les frères. On peut constater cela d'après les citations suivantes du volume (en anglais) « Ce qu'a dit le Pasteur Russell » sous les dernières questions des pages 289 et 689. Nous donnons d'abord la première référence. Elle commence à la 12e ligne de la page 290 : « Puis en Lévitique, il nous est montré l'endroit où l'on agissait envers le Bouc émissaire, lorsqu'on en avait terminé avec le Bouc pour l'Éternel, mais il n'y a pas là une preuve positive [nous mettons en italique] que ce sera entièrement après [nous mettons en italique] que le Bouc pour l'Éternel  aura été égorgé et que son sang aura été offert, parce que ces types ne pourraient pas tous avoir lieu en même temps et il devrait y avoir bien entendu un certain ordre, ceci d'abord, cela ensuite, etc. ; mais le fait qu'on agissait en premier lieu avec le Taureau et en second lieu avec le Bouc pour l'Éternel, puis en troisième lieu avec le Bouc émissaire, semble impliquer que la tribulation de cette classe viendrait plus spécialement à la fin de l'Age de l'Évangile après que tous les élus seraient entrés [à la condition de l'engendrement de l'Esprit tout au moins] ; néanmoins, nous pensons que d'après les Écritures, on peut supposer qu'il y a eu quelques membres de cette classe de la Grande Tribulation à travers tout l'Age, tandis que la grande majorité appartient probablement à la fin de cette période, à cause des circonstances particulières qui prévalent maintenant ». Ici s'arrête la première référence. La seconde commence à la 7e ligne de la page 690, dans les termes suivants : « Il semblerait, après la satisfaction de la justice à l'égard de tous ceux-ci [l'Église], l'offrande complète du mérite du Seigneur, et la pleine acceptation du sujet tout entier, qu'alors le travail aurait lieu touchant le bouc vivant. Il semblerait que l'enseignement du type fût que la tribulation qui viendrait sur les membres de la Grande Foule ne s'abattrait sur eux d'une manière officielle qu'après l'achèvement de l'activité concernant [l'imputation du mérite pour et au] le Petit Troupeau. Si la Grande Foule a pu avoir part à la tribulation du passé, cependant il semblerait que cette transaction spéciale à la fin de cet Age aurait lieu après que l'Église aura passé au-delà du Voile. Toutefois, nous devons dire ceci, chers amis — que chaque trait de ce type et de cette prophétie appartient à l'avenir et qu'il est plus ou moins incertain jusqu'à ce qu'il soit accompli [nous mettons en italique]. En d'autres termes, Dieu n'a pas donné à l'avance prophétie et type pour que nous spéculions à leur sujet, mais Il l'a fait pour qu'au temps convenable nous puissions le savoir. De même qu'à Son Premier Avènement notre Seigneur dit de Lui-même que lorsqu'ils verraient certaines choses accomplies, alors ils sauraient qu'elles étaient l'accomplissement des choses écrites, ainsi comme nous arrivons au commencement du Temps de Détresse [nous mettons en italique], ceux qui vivraient alors et seraient témoins des agissements du Seigneur à l'égard de la classe de la Grande Foule y verraient quelque chose qui leur serait utile — peut-être plus que vous et moi-même le voyons maintenant » [nous mettons en italique]. Ici s'arrête la citation.

Que prouvent les faits accomplis ? Que le travail à l'égard du Bouc pour Azazel a lieu avant que le dernier membre du Corps de la Sacrificature quitte le monde, et ainsi avant que le sang du Bouc pour l'Éternel soit aspergé dans l'antitype. Nous croyons que l'incertitude de notre Pasteur sur le sujet était due au fait que le sacrificateur était revêtu de vêtements de sacrifice pendant qu'il agissait avec le Bouc pour Azazel. Nous ne nous rappelons pas qu'il se soit exprimé clairement sur ce point. Mais certainement notre pensée à ce sujet est impliquée dans ses enseignements touchant trois choses : (1) dans sa pensée que les vêtements du sacrifice représentent les conditions de l'Église durant son temps de sacrifice (Z' 10, 136) ; (2) dans sa pensée que le sang du Taureau-antitype reste sur le Propitiatoire-antitype pour les desseins de réconciliation jusqu'à ce que le dernier membre de la Grande Foule ait quitté la terre (Z' 10, 201, col. 2, §§ 1-3 ; Z' 15, 103 § 5), et (3) dans la raison qu'il donne pour prouver que la Grande Foule précédera les Anciens Dignes dans la résurrection parce qu'aux premiers est accordée jusqu'à la mort la couverture du sang du Taureau-antitype, tandis qu'aux derniers sera accordée plus tard, à eux les premiers, le bénéfice du sang du Bouc-antitype, chaque emploi du mérite garantissant la résurrection de la classe pertinente (Z' 16, 312, col. 2 §§ 1, 2 ; « Ce qu'a dit le Pasteur Russell », p. 15, question 3 ; p. 3, question 1). Par conséquent, le sang du Bouc-antitype n'est pas appliqué jusqu'à ce que la Grande Foule ait quitté la terre et le Petit Troupeau est encore dans la chair pendant le travail à l'égard du Bouc pour Azazel.

Sans doute, comme dans le cas de l'intervalle touchant la séparation d'Élie et d'Elisée-antitypes et l'ascension au ciel du premier, le Seigneur ne permit pas à notre Pasteur de voir clairement sur ce sujet, parce qu'une telle clarté aurait empêché la seule épreuve qu'Il désirait faire subir à Son peuple en rapport avec la séparation (P' N° 6 et 165 — V. P. N° 1) ; ainsi, pour la même raison, le Seigneur ne lui permit pas de voir clairement le rapport de temps entre le passage du Petit Troupeau au-delà du Voile et la transaction avec le Bouc pour Azazel et l'aspersion du sang du Bouc-antitype et la transaction avec le Bouc pour Azazel. Néanmoins, les extraits de ses écrits et les références à ses écrits que nous venons de donner, démontrent que ses vues doctrinales, typiques et prophétiques touchant ces sujets nous forcent logiquement à conclure que le Petit Troupeau doit être dans la chair durant la transaction du Souverain Sacrificateur du Monde avec le Bouc pour Azazel. Ceci est un autre exemple qui prouve que des prophéties et des types relatifs à une épreuve de caractère ne peuvent pas être clairement compris avant que cette épreuve soit subie par les Fidèles.

NOTE IV — POUR LA PAGE 112

il est vrai que st. Paul fut l'homme principal dans l'étoile de l'Église d'Éphèse, et que pour la Moisson judaïque il fut typifié d'une manière remarquable par Eléazar. Mais puisque les autres Apôtres furent des membres de cette étoile (Z' 16, 345, 5 ; 346, 5), puisqu'ils partagèrent également le pouvoir de lier et de délier (Matt. 18 : 18) et qu'ainsi ils furent typifiés par Eléazar dans sa charge décrite en Nombres 4 : 16, et puisqu'ils eurent part également à l'aspersion-antitype du sang de la génisse rousse sur le devant du Tabernacle antitype (Jacq. 2 : 21-25 ; 5 : 10, 11, 17 ; 1 Pi. 1 : 10-12 ; 3 : 5, 6 ; 2 Pi. 1 : 21 ; 2 : 5, 7 ; 1 Jean 3 : 12 ; Jude 9, 14, 15), nous devons comprendre qu'ils sont compris également dans le type d'Eléazar agissant avec la génisse rousse. Nous avons vu également qu'Eléazar (Nomb. 3 : 32 ; 4 : 16 ; 16 : 37-40) représente aussi « ce serviteur » pour la Moisson de l'Évangile. On se rappelle également que ce fut lui qui porta à notre attention le fait que depuis 1881 il y a eu une classe de consacrés non engendrés de l'Esprit  que nous appelons des Jeunes Dignes (F 156, 157 Vol. 6 : 40, 41 ; Z' 11, 181, §§  5-10 ; [T. de G. oct. 1911, p. 30] Z' 15, 269, §§ 11, 12 ; [T. de G. nov. 1915, p. 88, 2e col,] ; Livre de Questions 151, 152). Comme nous avons trouvé également qu'Eléazar a une double application typique une aux Douze dans la Moisson judaïque, et l'autre à « ce serviteur » dans la Moisson évangélique, nous comprenons que dans la seconde application de l'activité d'Éléazar concernant la génisse rousse, il représente l'activité de « ce serviteur » concernant les Jeunes Dignes qu'il associa toujours aux Anciens Dignes dans l'esprit de leurs services et souffrances du présent et dans leurs récompenses et services futurs. Ainsi les détails du type de la génisse rousse en ce qui concerne le travail qu'Eléazar avait à faire avec elle s'appliquent également à « ce serviteur » comme les détails de la génisse rousse elle-même typifient également les détails des Jeunes Dignes.

P' 1er novembre 1936.

Question 4 (1911) annoncée dans la Note II

QUAND SE TERMINERA LE JOUR DE RÉCONCILIATION ?

Réponse : Sous la loi judaïque, le jour de Réconciliation était un jour de vingt-quatre heures répété chaque année dans ce système typique. Nous comprenons que l'antitype de ce jour de Réconciliation est cette période de bénédiction de Dieu qui commença avec notre Seigneur Jésus et Son sacrifice. Ce fut là l'ouverture du Jour de Réconciliation. Ensuite, l'autre sacrifice, celui du Bouc, continue durant ce Jour de Réconciliation. En d'autres termes, l'Église est invitée à partager avec Christ Son sacrifice, et ce grand jour de Réconciliation se continue encore ; l’œuvre de réconciliation n'est pas terminée. Nous croyons que l'aspect sacrifice du jour de Réconciliation sera bientôt terminé à savoir : lorsque le dernier membre du Corps élu de Christ aura passé dans la mort, ce sera la fin du sacrifice, mais ce ne sera pas la fin de la réconciliation car le jour de Réconciliation ne comprend pas seulement le jour du sacrifice, mais il comprend également le jour où ce sacrifice sera employé pour l’œuvre de bénédiction. En d'autres termes, le millier entier d'années du Règne de Christ appartient également à cette œuvre de réconciliation car la construction du mot signifie at-one-ment [littéralement, remettre dans l'unité — Trad.]. Ensuite, le sacrifice du temps actuel a pour but de « remettre dans l'unité » (at-one-ment), et quand les sacrifices seront achevés et offerts devant l'Éternel, ce sera la base pour l'« at-one-ment », mais il faudra tout le millier d'années pour l'appliquer au monde et pour que le monde soit rendu un avec Dieu. Ainsi donc, le jour de Réconciliation dans le sens convenable et le plus complet du mot dure 2800 ans ou plus, et nous avons maintenant passé la moitié de cette période ; la dernière partie doit être très belle ».

Chapitre 1 à 4

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